Ousmane Sonko menace de censurer le gouvernement Lô lors d’un meeting à Mbacké

Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a menacé le 12 juillet à Mbacké de déposer une motion de censure contre le gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lô. Lors d’un meeting, l’ancien Premier ministre a accusé l’exécutif d’avoir renoncé à la renégociation souverainiste des contrats pétroliers et miniers, une promesse phare du Pastef.

Cette offensive intervient moins de deux mois après son limogeage brutal de la primature le 22 mai 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, comme l’a rapporté Al Jazeera. Depuis son élection à la tête de l’Assemblée, Sonko ne cachait pas sa défiance : le 2 juin, il avait déclaré ne pas vouloir déposer de motion de censure « sauf si [le pouvoir] déclenche les hostilités », selon des propos relayés par Dakaractu.

À l’appui de sa menace, Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de trahison du projet Pastef, pointant également la corruption au sein de l’État. Il a par ailleurs critiqué la récente décision du Conseil constitutionnel invalidant la révision constitutionnelle, ciblant directement le chef de l’État.

Une menace qui fracture le camp présidentiel

Pendant ce temps, le président Faye consolide ses soutiens. Dakaractu indique que le même jour, dix des seize maires du département de Mbour ont publiquement affiché leur appui au chef de l’État. Faye prépare en outre le congrès fondateur de sa propre formation politique, prévu le 8 août 2026 à la Dakar Arena, selon Seneweb.

Le Premier ministre Lô n’est pas resté silencieux. Sur les réseaux sociaux, il a répliqué aux accusations de Sonko en dénonçant ce qu’il a appelé l’exploitation politique du patriotisme, selon Info.

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