À Mbacké, devant une foule immense, Ousmane Sonko a prononcé un discours d’une rare virulence. Le président du Pastef y a publiquement consommé sa rupture avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, comme le relate le quotidien Yoor Yoor dans son édition du lundi.
Cette prise de parole survient après des mois de tensions entre les deux figures de la coalition DiomayePrésident. Limogé de son poste de Premier ministre en mai 2026, Ousmane Sonko est depuis président de l’Assemblée nationale. Le Pastef a refusé d’intégrer officiellement le gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lô, actant la fin du binôme « Sonko mooy Diomaye ».
Devant ses partisans, l’ancien Premier ministre a livré un réquisitoire sévère contre le pouvoir. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une trahison du Projet de rupture, le retour de pratiques de corruption et le bradage des ressources nationales, précise le journal. Il a également regretté le renoncement aux engagements portés lors de la campagne présidentielle.
Pour Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye est désormais « politiquement disqualifié », d’après Yoor Yoor et Xalima. Il a retiré sa confiance à l’exécutif et a brandi la menace d’une motion de censure contre le gouvernement.
Cette annonce marque une nouvelle étape dans une fracture déjà profonde. Des divergences stratégiques étaient perceptibles dès 2024, avec des prises de distance de certains soutiens de Diomaye Faye vis-à-vis de Sonko et du Pastef.
Le leader de Pastef a évoqué une motion de censure contre le gouvernement, rapporte le journal Yoor Yoor.
