Ousmane Sonko évoque une « forme d’ajustement structurel » après la hausse du carburant

À la suite de la hausse des prix du carburant entrée en vigueur samedi 15 août 2026, Ousmane Sonko a vivement critiqué l’orientation économique du gouvernement. Le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef s’est exprimé face à la presse.

Selon lui, cette décision marque un changement de cap. « Ce qu’ils ont commencé, c’est une forme d’ajustement structurel », a-t-il déclaré. L’expression renvoie généralement à des politiques de rigueur budgétaire associées aux institutions financières internationales.

L’ancien Premier ministre a également mis en cause la fiscalité appliquée aux produits énergétiques. Il a affirmé que le Sénégal était « le pays qui taxe le plus les prix de l’énergie en Afrique de l’Ouest ». Ousmane Sonko estime ainsi que l’État devrait revoir cette fiscalité plutôt que de faire reposer l’effort sur les prix à la pompe.

Il a par ailleurs soutenu que ses successeurs s’étaient préparés à relever les tarifs depuis son départ du gouvernement en mai dernier. Cette position intervient après son refus antérieur d’augmenter le prix du carburant, confirmé à l’Assemblée nationale par Cheikh Diba, alors que Birame Souleye Diop était ministre de l’Énergie.

Ousmane Sonko avait lui-même évoqué en mai la possibilité d’une hausse si la crise au Moyen-Orient pesait davantage sur les finances publiques. D’après les informations rapportées par Kawtef, le supercarburant est désormais vendu à 990 FCFA, soit 70 FCFA de plus, tandis que le gasoil coûte 755 FCFA, après une augmentation de 75 FCFA.

Ces tarifs correspondent à ceux appliqués avant la baisse décidée le 6 décembre 2025, dans un contexte de hausse des cours mondiaux du pétrole.

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