Ousmane Sonko, lors d’un entretien accordé ce lundi à France 24 et RFI, est revenu sur le durcissement des peines liées à l’homosexualité au Sénégal. Selon lui, certains médias occidentaux évoquent un prétendu harcèlement des homosexuels tout en occultant un second aspect qu’il juge important : la transmission volontaire du VIH.
Le Premier ministre a affirmé qu’il n’existe aucune chasse aux homosexuels au Sénégal. Il a rappelé que la loi réprimant l’homosexualité n’est pas nouvelle et remonte à plusieurs décennies, depuis l’époque du président Léopold Sédar Senghor. Selon lui, seules les peines ont été renforcées.
Ousmane Sonko a également soutenu que le phénomène de l’homosexualité est associé, dans certains cas, à la transmission volontaire du VIH, estimant que cet aspect est souvent passé sous silence par une partie de la presse occidentale.
Par ailleurs, il a insisté sur le fait que le Sénégal est un pays souverain qui n’a pas à se justifier des lois qu’il adopte, ni devant les pays occidentaux ni devant quelque autre acteur que ce soit.
À titre d’exemple, il a rappelé que la France a adopté certaines lois que le Comité des droits de l’homme des Nations unies a considérées comme portant atteinte à certains droits humains, notamment concernant le port du hijab par les mineurs. « Nous ne nous sommes pas prononcés sur ces questions, pas plus que la presse sénégalaise », a-t-il souligné en substance.
Le président de l’Assemblée nationale a enfin déclaré attendre de la France et des pays occidentaux la même courtoisie et le même respect à l’égard du Sénégal, qu’il décrit comme un pays attaché à ses croyances religieuses, à ses convictions culturelles et à l’exercice souverain de son pouvoir législatif.

