Comment renforcer les réserves de sang tout en améliorant la situation des ambulanciers bénévoles à Matam ?
L’Association des ambulanciers du district sanitaire de Matam a recueilli une trentaine de poches lors d’une journée de don organisée au profit des structures sanitaires de la région. L’initiative devait contribuer à répondre aux besoins importants des établissements en produits sanguins, dans une zone où la mobilisation peut atteindre une ampleur exceptionnelle : à Ourossogui, près de 100 poches avaient été collectées à mi-journée lors d’une opération, avec un record régional en vue. Le précédent record était détenu par l’association 18 Safar, avec 107 poches.
Présent lors de l’opération, le médecin-chef du district sanitaire de Matam, Modou Fadou Diouf, a pris part à la journée aux côtés de Seynabou Ndiendé Yade, surveillante générale du Centre régional de transfusion sanguine de Matam. Cette dernière est directement engagée dans le suivi des collectes et des besoins en produits sanguins dans la région.
Kalidou Demba Sall, membre de l’association, a profité de cette mobilisation pour attirer l’attention des autorités sur les conditions professionnelles des ambulanciers bénévoles. Selon lui, seuls deux des quelque trente ambulanciers du district disposent d’un contrat de travail, tandis que les autres exercent sans contrat.
Dans des propos rapportés par l’APS, il a appelé le ministre de la Santé et les autorités de l’État à procéder à la régularisation contractuelle de ces travailleurs. Il estime qu’une meilleure reconnaissance doit être accordée à leur engagement.
Seynabou Ndiendé Yade a salué leur participation à la collecte et rappelé les difficultés rencontrées au quotidien, notamment lors des interventions sur des routes impraticables. Elle a également souligné leur rôle dans la prise en charge et l’évacuation des patients.
Seynabou Ndiendé Yade les a qualifiés de « maillon essentiel » du système de santé.
