Près d’une centaine de poches de sang ont été collectées dimanche à la mi-journée à Ourossogui, dans le cadre de la Journée internationale du don de sang. L’opération, organisée au camp militaire de la localité, a permis d’atteindre un niveau rarement observé dans la région de Matam, selon les organisateurs.
« Nous tirons un bilan satisfaisant de cette journée de don de sang, car nous avons presque atteint la barre des 100 poches à mi-parcours. Ce qui n’est pas courant dans la région de Matam », a déclaré à l’APS Ndèye Seynabou Yade, surveillante de la banque de sang du centre hospitalier régional de Ourossogui et surveillante générale du Centre régional de transfusion sanguine de Matam. Le précédent record de la zone était détenu par l’association 18 Safar avec 107 poches, a-t-elle rappelé.
Ce chiffre témoigne, selon Mme Yade, d’une évolution des mentalités dans le Matam, une région confrontée à des besoins élevés en sang en raison des accidents fréquents et des risques d’hémorragie lors des accouchements. « La population de Matam doit redoubler d’efforts en donnant du sang », a-t-elle insisté, soulignant que le délai d’urgence pour une personne victime d’accident ayant besoin de transfusion est d’une heure.
La responsable a appelé à une mobilisation durable, au-delà de cette journée symbolique, pour que la banque locale dispose en permanence d’un stock suffisant. « Tout le monde doit agir et prendre exemple sur le personnel militaire du camp de Ourossogui », a-t-elle ajouté, plaidant pour des collectes régulières.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale du donneur de sang, célébrée le 14 juin. À cette occasion, le ministère de la Santé et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avaient lancé un appel à la mobilisation citoyenne, rappelant que le sang est vital pour les urgences, les opérations chirurgicales et les soins aux femmes enceintes.
