Mali : interdiction des motos de grosse cylindrée pour contrer les jihadistes, Bamako excepté

Depuis le 30 avril, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), allié à Al-Qaïda, imposent un blocus routier autour de Bamako. Une dizaine de grandes compagnies de transport ont suspendu leurs liaisons vers la capitale, selon l’AFP. Dans ce contexte sécuritaire tendu, les autorités maliennes ont pris une nouvelle mesure d’envergure.

Un arrêté interministériel, lu à la télévision nationale mercredi soir, suspend la circulation des motocyclettes de 125 cm3 et plus sur l’ensemble du territoire, à l’exception du district de Bamako et des chefs-lieux de région, de cercle et d’arrondissement. Parallèlement, l’importation, la vente et la distribution de ces engins sont également interdites. La moto est le moyen de déplacement privilégié des groupes jihadistes au Mali, plongé dans une crise sécuritaire inédite après des attaques coordonnées menées fin avril par le Jnim et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Le blocus jihadiste, qui dure depuis plusieurs semaines, a déjà des conséquences tangibles. Des camions transportant des denrées vers Bamako ont été incendiés, et des habitants ont renoncé à voyager pour la Tabaski, rapportait l’AFP. Les grandes compagnies de transport ne circulent plus sur les six principaux axes menant à la capitale, mais des minibus empruntent encore des voies détournées. Selon des informations obtenues par exclusif, les autorités envisagent également de renforcer les contrôles aux entrées de Bamako.

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