Depuis le 30 avril, des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), allié à Al-Qaïda, imposent un blocus routier autour de Bamako. Une dizaine de grandes compagnies de transport ont suspendu leurs liaisons vers la capitale, selon l’AFP, dont l’information a été reprise par Jeune Afrique.
« Nous avons décidé de surseoir à nos activités pour ne pas mettre nos passagers en danger et minimiser nos pertes », a déclaré à l’AFP le chef d’une agence qui affirme avoir perdu six bus sur la route de Ségou. Sur les six principaux axes menant à Bamako, les grandes compagnies ne circulent plus, mais des minibus entrent encore par des voies détournées.
Pénuries et sabotages
Les conséquences du blocus se font sentir dans les rues de Bamako. Des files d’attente se forment dans les stations-service, le gasoil étant quasi introuvable. Samedi, les autorités ont annoncé avoir réceptionné plus de 700 citernes de carburant arrivées par l’axe Bamako-Côte d’Ivoire. Par ailleurs, l’électricité a connu de fortes perturbations. Un responsable de la société Énergie du Mali (EDM) a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, qu’il s’agissait d’actes de sabotage des « terroristes » affectant le réseau électrique. En raison des délestages, la fourniture d’eau potable est également perturbée dans plusieurs communes.
Ces événements surviennent après des attaques coordonnées menées les 25 et 26 avril par les jihadistes du Jnim et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir. La situation sécuritaire reste très incertaine au Mali.
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