Dans l’affaire Lissa Tine, le mouvement Baol Debout dénonce la lenteur de la procédure judiciaire et réclame la tenue d’un procès. « Sept ans, c’est trop ! » Baol Debout hausse le ton
Lissa Tine est portée disparue depuis le 14 avril 2019, jour où elle s’était rendue au domicile de son mari, Modou Diouf, à Dakar. Plus de six ans après, sa famille continue de réclamer justice.
Modou Diouf, responsable du mouvement Baol Debout, estime que la durée de l’information judiciaire est excessive. Il dénonce notamment le classement sans suite initial du dossier et la mise en liberté provisoire du principal suspect.
« Sept ans, c’est trop pour une information », déclare-t-il, face à la presse, appelant à la clôture de l’instruction et à la tenue d’un procès afin que la justice puisse établir la vérité et permettre à la famille de faire son deuil.
Le mouvement Baol Debout lance également un appel à plusieurs organisations de défense des droits humains et associations de juristes pour mener ce combat.
L’affaire Lissa Tine-Modou Yade, qui remonte à 2019, concerne la disparition de Lissa Tine, une jeune femme originaire de Sew, dans la commune de Réfane. Alors qu’elle était séparée de Modou Yade, père de leur fille, celui-ci continuait à lui verser une pension alimentaire.
En avril 2019, Modou Yade aurait demandé à Lissa Tine de se rendre à Dakar-Colobane pour récupérer la pension. Après son arrivée, il l’aurait accueillie avant qu’elle ne disparaisse. Depuis, aucune trace de la jeune femme n’a été retrouvée, malgré plusieurs recherches.
