Le programme américain de caution pour les visas de tourisme et d’affaires, lancé en phase pilote en 2025, a été pérennisé. Il concerne désormais 30 pays africains sur les 50 nations ciblées dans le monde, avec un montant de garantie financière pouvant atteindre 20 000 dollars.
Lors de l’entretien, les consulats fixent le niveau de la caution entre 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. Le plafond de cette garantie remboursable, d’après Sonapresse, a été porté à 20 000 dollars avec la nouvelle règle permanente. La somme est intégralement restituée si le voyageur respecte la durée de séjour autorisée et quitte le territoire américain dans les délais impartis.
La dernière extension, le 2 avril 2026, a ajouté six pays africains : Éthiopie, Lesotho, Maurice, Mozambique, Seychelles et Tunisie. Ces États rejoignent une liste déjà longue incluant le Sénégal, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, le Gabon, l’Angola, le Togo, le Bénin, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Zimbabwe, la Namibie, le Botswana, la Zambie, le Malawi, le Burundi, Djibouti, Sao Tomé-et-Principe, la Centrafrique, la Tanzanie et l’Ouganda, entre autres.
Les visas délivrés sous ce régime sont assortis de conditions très strictes : validité maximale de trois mois, une seule entrée, séjour limité à 30 jours, et obligation d’emprunter des aéroports commerciaux désignés pour l’entrée comme pour la sortie du territoire.
Cette politique, justifiée par la lutte contre les dépassements de durée de séjour, a connu plusieurs vagues d’élargissement. Dès décembre 2025, le Sénégal avait été inclus dans les restrictions d’entrée élargies par l’administration Trump. En janvier 2026, cinq nouveaux pays africains – Botswana, Centrafrique, Guinée, Guinée-Bissau et Namibie – étaient venus grossir la liste.
En mai 2026, face aux inquiétudes des fédérations sportives et des diplomaties africaines, Washington a toutefois levé l’exigence de caution pour les cinq nations africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, dont le Sénégal. Le Département d’État américain juge ce dispositif « un outil efficace pour faire respecter les règles ».
