Selon «Libération», ceux qui pensent que les forces de sécurité procèdent à ces arrestations à l’aveuglette se trompent lourdement.
Selon ce journal, tout est parti de l’arrestation d’un sénégalais du nom de Diokhané (ou Soumaré) à la frontière nigériane. Il aurait de solides liens avec Boko Haram. Il se trouve que depuis juin, tous les services étaient mobilisés pour identifiés les contacts de cet individu, mais aussi pour retracer ses déplacements.
Son épouse, membre d’un dahira très radical, sera ainsi identifiée et arrêtée en même temps que sa belle-soeur.
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«Libération» rapporte que l’arrestation de l’imam Mamadou Sall à Rufisque n’est que l’arbre qui cache la forêt. Les forces de sécurité auraient réuni un dossier béton où il est question d’envois de plusieurs millions de Fcfa effectués par Diokhané (Soumaré) en faveur de toutes les personnes arrêtées jusqu’ici.
Or, Diokhané (Soumaré) n’exerce aucune activité légale et aurait des liens étroits avec plusieurs responsables de Boko Haram.
Selon «Libération», en plus de ces versements les enquêteurs de la police et de la gendarmerie ont mis la main sur plusieurs vidéos et documents compromettant. Chez l’imam Ndao de Kaolack, par exemple, une vidéo a été saisie. Chez Diokhané (Soumaré), également, des documents de propagande ont été trouvés.
«Libération» renseigne que la ligue des imams qui s’était fendue d’un communiqué s’est finalement tue parce qu’elle a été briefée sur les faits.
