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iba der thiam 681x389 copie - Les 1001 errements de « l’histoire générale du Sénégal » (Idrissa Dioum)

Les 1001 errements de « l’histoire générale du Sénégal » (Idrissa Dioum)

Les cinq premiers volumes de « L’histoire générale du Sénégal » viennent à peine d’être publiés qu’ils entraînent déjà une vive controverse auprès des lecteurs qui ont eu à parcourir certains volumes. Le colossal projet à l’initiative du professeur Iba Der Thiam a “l’intention” de doter le peuple sénégalais « d’une mémoire collective, consensuelle lui permettant de mieux se connaître, de mieux s’enraciner, se comprendre et cultiver l’unité, la solidarité, le respect mutuel… ». Hélas, le contraire est arrivé et ce n’a l’air de rien de consensuel malgré la sortie hier du Professeur pour apporter des “explications.”

Nous comprenons que la langue française puisse avoir des tournures inconnues ou incomprises de nous puisque c’est une langue qui nous est à la fois étrangère et imposée, le vrai souhait “d’enracinement” aurait dû débuter par écrire aussi notre histoire dans nos langues nationales pour en faire véritablement l’apanage de tout le peuple Sénégambien pour ne pas dire Sénégal invention récente du colonialiste.

Si le groupe nominal “l’école” fait référence à une suite de personnes qui se réclament d’un maître ou professent les mêmes doctrines, alors “l’école” tel que mentionné dans le volume 1/A notamment à la page 186 du tome 3 comme ci “à l’école de Maodo appartenait (sans ent) outre Serigne Sidy Ahmet Sy Malick….” devrait alors inclure tous les Malikites si le rédacteur fait référence à celà ou tous les Tidjani si c’est une référence à la Tariqa, pour la religion musulmane on n’en disconvient pas.

Si maintenant « appartenir à l’École de… » en partant du principe qu’un mot n’a de sens que dans son contexte et que le terme « école » utilisé ici désigne un grand ensemble doctrinale pourquoi n’a-t-on pas parlé de « L’école Omarienne » auquel la quasi-totalité des Tidjani du Sénégal appartiennent y compris El Hadji Malick Sy ? ou même inclue le Shaykh Omar al Foutiyou Tall dans la même liste de “L’école de Maodo” si c’est par référence au Malikisme ? Qui scit manifestum Lumina !

Je suis tenté de croire que c’est un signe de mauvaise foi du rédacteur dans le choix du terme “l’école” et cela se dévoile au fil des noms cités dans l’exemple puisqu’il a opéré un savant mélange de personnes qui appartiennent et d’autres qui ne sont pas des ressortissants de “l’école” de Maodo:

Le Shaykh El Hadji Abdoulaye Niass n’en est pas un ressortissant, ils partagent cependant “l’école Malikite, Ashaarite” et sont tous deux de confession Tidjani. El Hadji Abdoulaye Niass n’a pas été à Fès pour une mission de quiconque, il suffit pour connaître les détails de sa vie, de considérer les sources arabes notamment le chef d’oeuvre du Mauritanien et contemporain du Shaykh, Muhammad as Saghir du Tichit connu sous le nom de Ibn Mboja dans son ouvrage “Muttrib Assami’ine” ou “La Gaîté des auditeurs” pour être édifié en détails sur sa vie et son oeuvre. J’avais déjà fait un article afin de déconstruire les préjugés autour du Shaykh.

Outre lui, Serigne Amadou Sakhir Ndiéguéne de Thiès, y est aussi mentionné, il est ressortissant de “l’école” de son père Tafssir Ahmad Barro Ndieguene et a reçu son initiation à la Tidjania de Shaykh Mourtada Tall fils d’El Hadji Omar Tall, il suffit de lire Parcours Atypique d’un missionnaire de la religion musulmane, l’excellent ouvrage de Serigne Assane Ndiguene sur le saint homme pour en être édifié. L’immense érudit Khali Madiakhaté Kala décédée en 1902 lui aussi ne saurait être mentionné comme faisant parti de « l’école de Maodo » puisqu’il est de notoriété commune qu’il appartient à “l’école (université) de Pire”. Et Quand le bien aimé Cheikh El Hadji Malick fut rappelé à Dieu 1922, Serigne Abass Sall avait à peine 11 ans et n’avait même pas encore quitté son village natal, lui aussi n’est pas de “l’école”, il a été confus avec son père Serigne Mayoro Sall. l’éminent Docteur Serigne Mansour Sall a assez œuvré pour la dissémination des œuvres et parcours de vénéré Serigne Abass.

Il me vient à l’esprit les mots d’Ernesto Sabato: « l’histoire est faite d’affirmations fallacieuses, de sophismes et d’oublis » mais il faut savoir aussi que l’histoire n’est pas forcément l’apanage des historiens et toute vérité historique est appelé à être démonté à la présence de faits. Or cette grossière erreur n’est qu’une affirmation gratuite sans référence sérieuse en tout cas rien de tel n’est mentionné dans les œuvres de la référence dans l’histoire d’El Hadji Malick Sy, le Professeur Rawane Mbaye.
Puisqu’on peut lire à la même page “cet énumération n’a aucune valeur absolue”, elle n’avait pas lieu d’être dans un livre aussi sérieux et sensible.

Iba Der Thiam qui se dit “appartenir à la communauté niassene” et dont son oncle maternelle le regretté Mouqadam El Hadji Sy est l’homonyme du Shaykh Mouhamad Khalifa Niass aurait aussi dû noté dans sa relecture l’erreur à la page 225 où le nom du premier Khalife des Niassène est regrettablement confondue par un certain “Mouhammadou Mamour Niasse” par manque de rigueur.

La seule histoire générale du Sénégal qui mérite d’être écrite est ni plus ni moins l’émission « Demb »Tall-Ngol Ngol diffusé dans une télé de place qui si jamais pris en compte de paire avec les sources écrites permettrait « d’écrire une Histoire globale, plurielle, impartiale, ouverte à tous les spécialistes et experts disponibles, à la science reconnue» sans exclusion aucune surtout de par la langue usité. Une histoire décolonisée loin des habitudes de la bibliothèque coloniale.

Nous interpellons le comité de rédaction ainsi que les autorités compétentes, Une page d’errata tel que promis par le Professeur Iba Der Thiam ne pourrait suffir face à ces erreurs que nous pouvons qualifier de monumentales, il faudrait tout bonnement réécrire ces parties avec le suivi des experts concernés et illico presto retirer les volumes déjà édités de la vente.
Voilà ce qui arrive lorsqu’un initiative aussi sérieuse que l’histoire générale du Sénégal est confiée à un groupe “d’éminents” Professeurs qui à leur tour sous l’effet de la paresse le refilent à des étudiants qui font le travail pour que derrière ils puissent ramasser le mérite. Il est clair que ces “graves erreurs” jette largement le discrédit sur tout le reste de leur travail.

* Cercle d’Etudes autour de la vie et l’œuvre de Khalifa Mouhamad Niass (CEVOK)


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Iba Der Thiam Idrissa Dioum
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(25) commentaires

Ousmane Biteye

Il fallait se renseigner aux chefs religieux des familles concernés au lieu d’écrire des contrevérités !!!!

Sidy

Merci Professeur Dioum, réponse propre et dans les règles de l’art.

Arabi

Honnêtement de toute les réponses que j’ai lu sur la polémique celui ci est de loin le meilleur. Chapeau bas Seydi Dioum

    Tall Ngol Ngol

    Li Wadji wakh la Wakh Histoire rewmi nako Taal Ngol Ngol bi mou am solo

Ibu

ce monsieur n’est pas apte pour ecrire l’histoire du senegal

Cheikh

Pourquoi dégager autant de millions pour réécrire l’histoire du Sénégal. L’État doit-il s’engager dans un projet qui vise plus à décomplexer plus une personne que le peuple sénégalais.

Omar

Iba Der dal et ses gars ne sont pas sérieux, lou takh wakhoul à L’école malikite appartiennent… wala la Tidjania, mouy jéém di dougal Serignou Jambour yi si bén Sac! Li bokkoul si Njoub ki mbind partie bi Bandit deug la !

Pap Doudou

Attendons de voir ce qui est écrit sur la vie et l’histoire du prophète Seydina Limamou Laye et de son fils Seydina Issa Rohou Laye. Nous ne tolererons ni contrevérités ni tâtonnements

Diby

Ces ouvrages ne doivent pas etre publiés car ils sont truffés de contre verites et plus graves de mensonges délibérés. S’ils se trompent de maniere aussi grossière sur notre histoire recente comment peuvent ils nous parler du 8e siecle et des peuples grands empires qui ont donne naissance au senegal.Et ces peuples n’etaient wolof et le senegal ne debute avec la pratique de la langue wolof.

    Pff

    Tiey on tire toujours sur les wolofs alors que cet ouvrage les insulte

Ahmad Khalifa

Retirons le livre de la vente purement et simplement et réécrivez les pages comme l’a dit le Mr Dioum

Aly Ngouille

Sen Livre bi dara Sérieux woussi, Gissna liggén bind si Djoloff mais dara doussi deug! Il faut sortir ce torchon des ventes togn Bakhoul

    Baba 89

    Sa way Ya ngi nane Colonisation Arabe ba paré diffi Lakk Français boudoul Fii di Fée. L’homme est libre choisir sa Servitude

Madieumb

Il faut quand même reconnaitre que c’est un sacré coup de pub pour le livre tous le monde vas se précipiter pour acheter voir et là bienvenue le CFa

Baba 99

On ne s’en rend pas compte mais la colonisation arabe est plus présente chez nous que celle des Européens. C’est triste. On est foutu. On est croule sous les deux fleaux. On se chamaille entre nous à cause de ces deux fléaux perpétuellement. Il sufit de voir les sujets qui font l’actualité et les debats sur Senego. Triste.

    Mouride Sadikh

    En tout cas bou Niassene yi nelaw baniou deflen ko sinon rek lii dina Djal ! Sou done Mouride yi ayy baniou jougg

      Vrai

      Billahi, sils ne réagissent pas gars yi deff lenko, sen griots et communicateur yak naniou di fenn ci Talibés Tidjane Niassene yi.

Niassene

Niassene yi Tamitt Nelaw nagn ba sen Histoire niou tiabakhal sinay histoire de je ne sais quoi. Amlen foula d

    Macky

    Lii hana Persident bign ko jokhé livre yi lirouko ?

Iran Ndao

Paa yi lima lerr ba lerma moy bindouniou dara ! Danio teudd sen keur di nane mééw rek jokh ay boy étudiants niou khoss

Baba 99

Baba 89 khanaa degoo francais ? Niaari noot laa wakh. Bou naar bi la niouy faaté. Sou mou wakhee toubab dou sama moom laa diangue waaye loonou dou ma téré conscient fleaubi. Waaye on est d accord boudoul fii di fee. Je ne dis as autre chose. C’est ca qui est triste.

Djibril Toure

Une chose est fondamentale, pour connaître l’histoire d’un peuple oral il faut aller aux terroirs.

Birame Ndoye

CES OUVRAGES DOIVENT ÊTRE RETIRÉS DES VENTES ET RÉÉCRITS APRÈS VÉRIFICATION ,MÊME DU CELÀ PRENDRE DES ANNÉES.
N’OUBLIONS PAS QUE CES LIVRES SERONT LUS PAR PLUSIEURS GÉNÉRATIONS ,ET PENDANT DES LUSTRES.
DONC AUCUNE CONTREVÉRITÉ NE DOIT ÊTRE ACCEPTÉE POUR NE PAS DÉNATURER OU FAUSSER L’HISTOIRE.

Birame Ndoye

« MÊME SI CELÀ DOIT PRENDRE  »
RECTIFICATIF.

Abdou Salam Ndiaye

Souniou professeure khamouniou sakh loun réré li gathia la

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