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Le Sénégal de Macky Sall ou l’utopie de la Bonne Gouvernance, Mohamadou Manel FALL 

«Good Governance is the single most important way to end poverty and support development» «La bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement»: Koffi HANAN

Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. Cette belle satire du Professeur Albert EINSTEIN devait nous guider à la veille des dernières élections pour que nous ne plongions pas  encore une fois dans  un choix fallacieux d’hommes politiciens  pour nous gouverner.

Mais hélas le divorce avait sonné avec les libéraux et notre rancune avait pris le dessus sur notre lucidité. Ceste une lapalissade de dire que le peuple s’est largement trompé ou seulement le peuple a été largement trompé par des combinaisons et autres compilations politiciennes concoctées par des experts en la matière. Ils nous ont sortis des termes wolofs pleins de rêveries du genre « Benno SIGGIL SENEGAL» ou « Yonou YOKOUTE » rien que pour nous faire croire qu’ils pouvaient faire vivre un pingouin en plein désert.

Convenons en nous, ils ont été forts sur ce point car la sodomie est passée sans lubrifiant. Seulement ce qu’ils ont perdu de vue, c’est qu’on peut tromper une partie du peuple un certain temps mais pas tout le people tout le temps. L’éveil n’a pas pris du temps… .Il nous a fallu que quelques années pour savoir que la gouvernance sobre et vertueuse était l’un des plus grands gangstérismes financiers que le peuple a vu naître : cela depuis l’indépendance. Ainsi dans un souci de maquiller ce crime organisé il créa l’INSPECTION General D’Etat et le confia figurez-vous bien à François Collin fils de Jean Collin.

Toutefois soyons objectifs et ne nous retardons pas sur cette blague de l’histoire qui nous a toujours habitué à ces ironies abracadabresques et parlons des rapports de cet organe d’accountability, son mode de fonctionnement et ses prérogatives. «Kene dou diokhe bopp rothi lamigne», nous a dit wolof ndiaye mais l’IGE est par excellence cet organe de contrôle qui a  le droit de  tout contrôler mais n’a aucune prérogative de suivi car le dernier mot appartient au chef de l’État qui, par souci de protéger ses pairs, a bien défini le cadre juridique de cet organe, qui bien organisé devait être le fer de lance de la bonne gouvernance.

L’aveu est de Me Adama GUEYE qui, sur un article paru ce lundi dixit : «Il convient sur la base de ces principes d’engager une réforme de l’IGE qui outre la mise à niveau par rapport aux principes énoncés ci-dessus va assurer plus d’efficacité et donner plus d’impact à l’action de ce corps de contrôle d’élite ».

En l’état actuel des textes, c’est Monsieur le Président de la République qui a le pouvoir discrétionnaire de donner la suite qu’il juge appropriée aux conclusions et recommandations de l’IGE. L’essentiel desdites conclusions et recommandations des rapports de 2013 et 2014 est resté sans suite; ce qui est regrettable au regard de la gravité des errements administratifs et des actes de prévarication dénoncées dans ces rapports.

Subséquemment, toutes nos illusions sur un corps que nous croyons être le gardien d’une gouvernance orthodoxe seraient tombées à l’eau car le principe fondamental de contrôle et de rendre compte se voit inhibé par la politisation de la haute administration publique qui est constituée, pour la plupart, de cadres qui militent au sein du parti au pouvoir et prompts à utiliser les deniers publics à des fins partisans. L’exemple de Cheikh KANTE actuel directeur du port chanté par tous les laudateurs est sans nulle doute la preuve la plus spectaculaire  de ce crime organisé.

Cette politique, éhontée de recrutement sans éthique, est aux antipodes de la bonne gouvernance, car basée sur une satisfaction d’un clientélisme politique et d’un partage de gâteau digne de la conférence de Berlin. Le peuple se voit léser et souffre de ce mal allocation de ressources humaines car constatant vainement que le management des structures financières étatiques d’appui à l’économie nationale soit confié à tort à des mains inexpertes et même souvent pernicieuses.
Au grand dam de ce qui se passe dans notre cher pays, la gouvernance devrait être un aiguillon de haute performance, un souffle d’énergie ; elle doit contribuer à la création de valeur durable car l’absence des ressources humaines requises pour conduire les réformes et les projets sont indiscutablement les leviers du développement comme l’a si bien dit Koffi HANAN ancien secrétaire de l’ONU « Good governance is the single most important way to end poverty and support development ».
Les défis sont là et nombreux: le ministère de la promotion de la bonne gouvernance dirigé par Khadim DIOP devait sortir de son mutisme et garantir l’accès à l’information, la lutte contre la corruption, la gestion efficace des ressources, la culture professionnelle, la reconnaissance des générations futures, la protection de l’environnement et le développement durable pour une gouvernance créatrice de valeurs.

Messieurs, il faut que vous vous hâtiez, car Il ne sert à rien de dire “Nous avons fait de notre mieux”. Il faut réussir à faire ce qui est nécessaire car la mise en œuvre du PSE exige des moyens accrus et devra se traduire nécessairement par la levée de toutes les lourdeurs et pesanteurs qui affectent l’exécution diligente des projets et programmes. Tous les acteurs devront s’inscrire résolument dans une logique d’efficience. Trouvez un chemin… ou nous en créerons. Car le constat est toujours le même le Sénégal maigrit MACKY SALL GROSSIT.

Mohamadou Manel FALL
Activiste- Consultant

[email protected] www.princemanel.unblog.fr

 

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4 commentaires

  • diddda
    29/06/2015 13:17

    Bien dit rien ne manque

  • rewbadof
    29/06/2015 15:05

    sa deug deug

  • sos
    30/06/2015 01:12

    jaime larticle

  • zodiac
    30/06/2015 12:26

    Texte bien ecrit mais tres superficiel. On sent une attaque en bas de la ceinture. Please arretez de faire reference a la sodomie pour expliquer une certaine exploitation des gouvernants. Le president peut mieux faire et est dans l'obligation de mieux faire. Senegalais avant tout.

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