Le président sénégalais et le marché des fidélités : la promesse de rupture de 2024 en question

Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé sa nouvelle formation politique, au terme d’une séquence marquée par des démissions et des ralliements. Cette officialisation relance le débat sur la nature des fidélités politiques au Sénégal et leur compatibilité avec la promesse de rupture de mars 2024.

Une analyse diffusée par Xalima le 26 juillet 2026 souligne que, malgré leur nombre limité, ces mouvements illustrent un mécanisme bien connu : le Palais de la République, principal centre de pouvoir institutionnel, exerce une attraction qui redessine les allégeances, au point de constituer un véritable « marché des fidélités ».

Cette situation ravive le souvenir des tensions de la fin 2025, lorsque la mise en place de la Coalition Diomaye Président, sous la supervision d’Aminata Touré, avait été interprétée comme une remise en cause du leadership du Premier ministre Ousmane Sonko. Une rencontre entre le Bureau politique de PASTEF et le président Faye en novembre 2025 avait alors cherché à apaiser les divergences et à réaffirmer la solidité du binôme exécutif.

L’analyse de Xalima interroge dès lors la cohérence entre cette stratégie de construction partisane et l’ambition affichée en mars 2024 de transformer les règles implicites du jeu politique. Lorsque la proximité du pouvoir devient la voie la plus sûre pour préserver son influence, la constance dans les convictions risque d’être dévalorisée, prévient le texte.

Le Bureau politique de PASTEF, conduit par le secrétaire général Ayib Daffé, avait été reçu au Palais le 18 novembre 2025 pour discuter du renforcement de l’unité du parti et de la mise en œuvre de son plan d’actions.

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