Le paysage politique sénégalais est en pleine recomposition. Le 25 juillet 2026, la coalition « Diomaye Président » tiendra une assemblée générale constitutive pour former un grand parti destiné à fédérer les soutiens du président Bassirou Diomaye Faye. Cette décision, annoncée le 19 juillet, intervient dans un climat de bras de fer silencieux avec le Pastef : le 11 mai, Diomaye Faye avait organisé un meeting à Mbour pour marquer son territoire politique en dehors de la formation de son mentor Ousmane Sonko, et plusieurs responsables appellent désormais à ce qu’il brigue un second mandat en 2029. Me Moussa Diop y voit une « téra-réponse au téra-meeting » de Sonko, tout en appelant ce dernier à la retenue pour préserver la collaboration. Dans cette dynamique, Déthié Diouf, président du parti VISA/Les Citoyens, a annoncé la dissolution prochaine de sa formation pour intégrer cette nouvelle structure.
« Nous devons nous dissoudre »
Depuis Thiès, le responsable politique a justifié cette décision par de larges consultations internes, a rapporté thiesinfo. « Après une large discussion, nous sommes arrivés à la conclusion que nous devons nous dissoudre. Nous allons nous fondre dans le grand parti qui sera mis en place », a-t-il déclaré. Il estime que l’heure n’est plus aux querelles de leadership et appelle les responsables de la mouvance présidentielle à taire leurs ego. « Le Sénégal est au-dessus de nos têtes. Ce pays a besoin d’une unité de cœur et d’une unité d’esprit », a-t-il soutenu.
Déthié Diouf a également rappelé l’engagement ancien de son mouvement en faveur de Diomaye Faye, mentionnant un soutien public dès le 27 septembre 2023. Pour lui, le président a tranché face à un « nœud gordien » en décidant de disposer de son propre instrument politique, alors que le Pastef s’oppose à la restructuration de cette coalition que Diomaye Faye veut ouverte et dédiée à la vulgarisation de l’action gouvernementale.
Un plaidoyer pour Thiès
Au-delà de la recomposition nationale, Déthié Diouf a porté les doléances de la région de Thiès. Il estime que cette localité a joué un rôle clé dans la mobilisation électorale, affirmant que c’est à Thiès que Diomaye Faye a eu la conviction qu’il pouvait remporter la présidentielle. « Aujourd’hui, tout le monde s’est réuni pour rappeler au président que Thiès mérite plus que le traitement qu’elle est en train de subir », a-t-il dit. Il a également appelé à la relance du chemin de fer, symbole économique de la région.
