Le Parti socialiste est en perte de vitesse, selon Jeune Afrique

L’hebdomadaire Jeune Afrique, dans livraison à paraître demain lundi, s’est promené dans les dédales du Parti socialiste. Pour le journal de Béchir Ben Yahmed, le parti de Léopold Sédar Senghor est en perte de vitesse. En effet, selon nos confrères, dans les rangs de l’ancien parti unique, qui a dominé la vie politique sénégalaise pendant quarante ans, les avis sont partagés.

Si le PS, qui revendique 400 000 militants, dispose toujours d’une force de frappe qui en fait un mouvement de premier plan, quelques chiffres suffisent à illustrer sa perte d’influence.

En 2000, Abdou Diouf était arrivé en tête du premier tour de la présidentielle. Sept ans plus tard, Ousmane Tanor Dieng s’était classé troisième. En 2012, il n’était plus que quatrième. Après avoir appelé ses troupes à reporter leurs suffrages sur Macky Sall, il avait choisi d’engager le PS dans BBY, devenant un coéquipier loyal du président fraîchement élu. Une décision qui n’a pas fait l’unanimité parmi ses troupes.

« Khalifa Sall considérait que cette coalition avait pour but de faire élire le candidat le mieux placé face à Abdoulaye Wade, mais qu’ensuite chaque parti devait s’en retourner à ses propres affaires », témoigne un proche du maire de Dakar. « Nous aurions dû nous réorganiser afin de repartir à l’assaut du pouvoir en 2017 », ajoute la députée Aïssata Tall Sall, maire de Podor, qui qualifie de « fraîches » ses relations avec Tanor, qu’elle a défié en 2014 afin de lui ravir, sans succès, la direction du parti.

Dans l’entourage du secrétaire général, on minimise le débat interne, parfois musclé, entre partisans de l’émancipation et défenseurs de la coalition. Depuis quelques mois, celui-ci se cristallise autour de la conduite à tenir lors de la prochaine présidentielle. Pour les uns, le PS ne saurait s’abstenir de présenter son propre candidat. Pour les autres, comme Cheikh Seck, « le PS aura un candidat, la question étant de savoir s’il proviendra de ses rangs ou d’un autre parti ». En d’autres termes, la perspective de soutenir la réélection du président sortant n’est pas exclue.

1 COMMENTAIRE
  • m

    A l'impossible nul n'est tenu. Mr Tanor Dieng que j'aime bien, a déjà joué sa partition en bon ou en mal. IL DOIT CEDER AVEC TOUS LES HONNEURS LA PLACE, MAINTENANT ET PAS UN TEMPS DE PLUS. Ngour kenn douko niedettou. D'autant plus que la relève est là. walla dét ??

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