La Société sénégalaise de gériatrie alerte sur le manque de préparation au vieillissement

À Tivaouane, en marge d’une campagne de soins organisée pour les personnes âgées à l’occasion du Gamou, le docteur Aïssatou Diop a alerté sur les insuffisances de la préparation du Sénégal face au vieillissement de la population. Membre de la Société sénégalaise de gériatrie et de gérontologie (SSGG), elle estime que les besoins médicaux liés au grand âge progressent plus vite que l’adaptation du système de santé.

La hausse des maladies chroniques et des situations de perte d’autonomie accentue cette pression. Dans plusieurs régions, les structures spécialisées restent peu nombreuses. Cette situation contraste avec les progrès enregistrés dans le pays : entre 2015 et 2025, l’espérance de vie est passée de 67 à 69 ans.

Pour améliorer la gériatrie au Sénégal, la SSGG préconise d’étendre l’offre de soins sur l’ensemble du territoire. Elle recommande notamment la création de centres régionaux, sur le modèle de celui de Thiès, le développement des soins à domicile, ainsi que le renforcement de la formation des professionnels spécialisés. La prévention devrait également occuper une place plus importante.

La prise en charge ne concerne pas uniquement les établissements sanitaires. Le docteur Diop souligne le rôle des familles et des aidants, souvent confrontés directement aux situations de dépendance. La SSGG appelle aussi à faire évoluer le regard porté sur la vieillesse, en mettant l’accent sur la dignité, l’autonomie et la qualité de vie.

À Tivaouane, le dispositif expérimenté par la société savante réunissait 19 médecins et six infirmiers sur six sites, avec une équipe mobile dédiée aux personnes âgées. Seneplus a rapporté ces éléments, également relayés par l’APS dans une dépêche publiée le 24 août 2026.

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