L’accident vasculaire cérébral (AVC) n’épargne plus les jeunes adultes au Sénégal. Dans une analyse approfondie, Mandiaye Diouf tire la sonnette d’alarme sur cette urgence de santé publique qui, au-delà des personnes âgées, frappe désormais des adultes en pleine activité.
L’hypertension artérielle, la sédentarité et une alimentation déséquilibrée favorisent l’apparition précoce de facteurs de risque cardiovasculaires. La drépanocytose, très présente au Sénégal, constitue une autre cause majeure chez l’enfant. Mais le vrai drame, selon lui, reste le retard dans la prise en charge : chaque minute compte pour limiter les séquelles.
Selon Senenews, le plateau technique national reste largement concentré à Dakar. L’accès rapide au scanner cérébral, indispensable pour confirmer le type d’AVC, fait défaut dans de nombreuses régions. Les circuits de transfert, insuffisamment coordonnés, allongent encore des délais déjà critiques.
Pour inverser la tendance, Mandiaye Diouf plaide pour la création de pôles neurovasculaires dans les grandes villes comme Thiès, Saint-Louis, Kaolack ou Ziguinchor. Il cite en exemple la France où des unités dédiées, accessibles 24h/24, permettent une thrombolyse rapide et réduisent les handicaps lourds.
La Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV) rappelle qu’une organisation en filière structurée, de l’alerte à la rééducation, est essentielle pour améliorer la survie et la récupération. En avril 2026, le Pr Ngor Side Diagne alertait déjà sur l’importance d’une réaction immédiate face aux symptômes.
