Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu ce mercredi par le président Bassirou Diomaye Faye à Dakar. Au cœur des échanges : la situation macroéconomique du Sénégal et la question de la dette publique. Selon Seneweb, qui a rapporté l’information, les deux parties ont constaté un rapprochement significatif de leurs positions.
« Nous avons fait le point sur la situation macroéconomique, sur la situation de la dette. Des positions se sont beaucoup rapprochées et nous avons souhaité qu’on accélère maintenant le rythme pour qu’on sorte de cette situation de discussion continue et faire ensemble de nouvelles interventions », a déclaré M. Diagana à sa sortie d’audience.
Quatre priorités pour les nouvelles interventions
La Banque mondiale entend désormais concentrer ses financements autour de quatre axes prioritaires : la protection des populations les plus vulnérables ; la restauration de la stabilité macroéconomique pour renforcer la crédibilité de la gestion des finances publiques ; l’accroissement du rôle du secteur privé dans la croissance économique ; et la poursuite du financement des secteurs stratégiques.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions sur la dette sénégalaise. Selon le Rapport international sur la dette 2025, publié le 3 décembre par la Banque mondiale, les créanciers multilatéraux détiennent 41 % de la dette publique et garantie par l’État, dont 17 % pour l’IDA/Banque mondiale. Les créanciers privés représentent 40 % de l’encours, tandis que les bilatéraux complètent avec 19 %, dominés par la Chine (8 %), la France (5 %) et le Japon (1 %).
Le président Diomaye Faye a, de son côté, « donné des orientations et des retours sur le partenariat » et a exhorté l’institution à « aller encore plus loin », a confié Ousmane Diagana au micro de la télévision nationale.
