(Vidéo) À Tivaouane, Ousmane Sonko clarifie sa position sur les fonds politiques et l’homosexualité

En visite à Tivaouane dans le cadre de sa ziara auprès du Khalife général des Tidianes, Ousmane Sonko a profité de ses échanges avec les autorités religieuses pour revenir sur plusieurs sujets qui font débat dans l’espace public. Le président de l’Assemblée nationale s’est notamment exprimé sur les fonds politiques, la transparence dans la gestion des deniers publics et les réformes liées à l’homosexualité.

Après ses passages à Keur Mame El Hadji et à Ndiassane, Ousmane Sonko s’est rendu samedi à Tivaouane pour rencontrer le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Il a également effectué plusieurs visites auprès de dignitaires religieux de la cité, dont Serigne Mbaye Sy Abdou, dit Ndiol Fouta.

Sonko défend le bilan de l’Assemblée nationale

Devant les autorités religieuses, le président de l’Assemblée nationale a rappelé les principales missions de l’institution parlementaire : voter les lois et contrôler l’action du gouvernement.

Il a assuré que les textes adoptés depuis son accession à la présidence de l’Assemblée nationale répondent à un objectif central : défendre les intérêts des Sénégalais et renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques. Ousmane Sonko a notamment évoqué les réformes législatives ayant durci les sanctions liées à l’homosexualité. Il a affirmé que cette démarche avait suscité des critiques de la part de certains acteurs, allant, selon lui, jusqu’à dénigrer les initiateurs de la réforme.

« Je n’ai jamais demandé la suppression des fonds politiques »

Le président de l’Assemblée nationale s’est surtout attardé sur la polémique entourant les fonds politiques, dont l’utilisation fait régulièrement débat au Sénégal. Ousmane Sonko a tenu à clarifier sa position, affirmant ne jamais avoir réclamé leur suppression. « Je n’ai jamais dit que les fonds politiques ou la caisse noire doivent être éliminés. J’ai dit qu’ils doivent être encadrés pour plus de transparence », a-t-il expliqué.

Pour lui, la question fondamentale réside dans la traçabilité de l’argent public. Les citoyens, estime-t-il, sont en droit de savoir comment les ressources de l’État sont utilisées.

« Ce n’est pas l’argent donné aux autorités religieuses qui me dérange »

Ousmane Sonko a également voulu couper court aux tentatives, selon lui, de créer une opposition entre lui et les autorités religieuses.

« Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses en disant que ce qui me déplaît, c’est le fait qu’on leur donne de l’argent. Ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré. Le leader de Pastef a précisé que son désaccord porte plutôt sur le manque de transparence dans l’utilisation des deniers publics. « Ce qui me déplaît, c’est qu’on détourne l’argent du contribuable pour venir dire qu’on l’a donné aux autorités religieuses », a-t-il ajouté dans cette vidéo de Seneweb exploitée par Senego.

« La transparence, c’est notre credo »

Pour Ousmane Sonko, la transparence dans la gestion des ressources publiques constitue une condition essentielle au développement du Sénégal. Il estime qu’aucun pays ne peut assurer son développement durablement sans une gestion rigoureuse et transparente des biens publics. Une exigence qu’il considère également compatible avec les principes de l’islam. « La transparence, c’est notre credo. C’est ce pour quoi nous nous battons », a-t-il martelé.

Le président de l’Assemblée nationale a enfin assuré qu’il entendait poursuivre son combat en faveur de la transparence et de l’équité sociale, malgré les critiques. Selon lui, cette ligne explique à la fois le soutien dont bénéficie le projet porté par les nouvelles autorités auprès d’une partie de la population et l’opposition qu’il suscite chez certains de leurs adversaires.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

4 commentaires

  1. Ils nous empêchent de respirer malgré l’immense Océan Atlantique qui se s’étend en face de ce Pays Béni de Dieu, ils nous empêchent même de vivre tranquillement avec leurs querelles politiques horriblement stridentes. Puis ils viennent s’agenouiller poliment devant les Chefs religieux, Senegalais avant tout et qu’ils oublient en manque respect au quotidien. Oui ces hommes politiques nous enquiquinent à mourir chaque jour. Ils oublient que des millions et millions de Goorgolus sont fatigués. Ils oublient que des centaines de jeunes Sénégalais prennent la Mer Barsakh tous les jours car ni hier ni aujourd’hui de  » Projet » merdique en chimère, ils savent qu’ils ne seront pas  » émergents » ni aujourd’hui ni dans le Moyen terme. Ils sont plus grands et plus brillants que leurs dirigeants, Ils ont appris Keynes dans la rue dans sa célèbre prédiction vraie  » en longue période, nous serons tous morts.. « 

  2. Un commentaire honteux et vide. Ousmane Sonko parle du pays et la transparence dans la gestion de l’argent des sénégalais.

Laisser un commentaire