Lors de sa première déclaration après sa nomination à la Primature, lundi 25 mai 2026, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a posé une ligne de continuité, alors que le départ d’Ousmane Sonko ouvrait une nouvelle séquence à la tête du gouvernement. Le nouveau Premier ministre a affirmé qu’il ne venait pas avec une rupture politique, mais avec une autre méthode dans la conduite de l’action gouvernementale.
Âgé de 60 ans, né en 1966, il a été secrétaire général du gouvernement puis ministre d’État auprès du président de la République chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Membre du gouvernement depuis avril 2024, cet économiste et banquier a aussi travaillé à la BCEAO. Son parcours l’avait déjà placé sur les dossiers financiers du Sénégal, notamment dans les négociations avec le FMI, les émissions d’eurobonds et les échanges avec les agences de notation, à un moment où la question de la dette occupe une place centrale.
Dans sa déclaration, il a expliqué qu’il entendait démarrer sa mission à partir des réalisations déjà engagées sous les orientations du président Bassirou Diomaye Faye. Il a cité la mise en œuvre de la vision Sénégal 2050, la reddition des comptes et les orientations rappelées en Conseil des ministres. Il a également insisté sur l’existence d’un référentiel unique pour les politiques publiques, en réaffirmant que l’Agenda Sénégal 2050 devait rester la base de l’action de l’État.
Le nouveau chef du gouvernement a en même temps décrit un cadre économique tendu, en évoquant « la situation des Finances publiques avec ses impacts sur l’économie ». Sa feuille de route s’articule autour de trois priorités : répondre aux difficultés quotidiennes des Sénégalais, renforcer le « Jub Jubal Jubbanti » dans ses dimensions sociales, territoriales et de gouvernance, et accélérer la souveraineté économique, géostratégique et culturelle du pays. Il a aussi salué le travail conduit sous l’impulsion du chef de l’État et sous la coordination du Premier ministre sortant, en mentionnant l’Agenda national de transformation, le Masterplan, le Programme de redressement économique et social ainsi que la Stratégie nationale de développement quinquennal, selon Actusen.
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a enfin résumé sa ligne en ces termes : « Il ne s’agit point d’un changement de cap. C’est plutôt un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale voulue par le chef de l’État. »
Une augmentation des prix s’est annoncé dès ce discours de Al Aminou Lo nouveau PM. Diomaye renouera t’il avec le FMI, oui probablement. Restructura t’il la Dette ? Oui. En filigrane Al Amine Lo suggère fortement cela; le point central de son discours. Ce 2e gouvernement Diomaye a tranché le bras de fer FMI vs. PM O. Sonko, ce à cause de quoi la stratégie 2050 sera nécessairement amendé, lesté du plan de redressement eco & social. Ce PRES alternative au soutien du FMI gelé, signifie « la Potion amère » des Coupes budgétaires aussi bien dans le Social que dans les investissements structurants du secteur industriel. Donc un coup d’arrêt à l’industrie, marqueur de développement, de moins de dépendance & un souverainisme acté. Les ambitions du type 2e raffinerie, Grand projet de l’eau, …le FMI demanderait leur blocage, de même l’appel aux multinationales pour supplanter PétroSen dans YaakarTeranga, et supplanter l’État qui vient de rompre avec les indiens aux ICS; le secteur des Phosphates sujet à beaucoup d’études et brainstorming parce qu’il a été le poumon de l’industrialisation marocaine à lui tout seul; pour le Sénégal c’était l’un des investissements phares sur la voie de l’industrialisation. Etc…etc …et retour vers le FMI, donc retour vers le passé