À Kolda, le Réseau des femmes handicapées et le district sanitaire ont tenu, mardi 18 août, une causerie au quartier Sikilo, dans la commune de Kolda. La rencontre, organisée avec l’appui de Humanité & Inclusion (HI), ciblait principalement des femmes et des filles handicapées et s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de leur accès aux services de santé de la reproduction et de lutte contre les violences basées sur le genre, a rapporté pressafrik. À Kolda, une formation de cinq jours réunissant des femmes et des filles handicapées a notamment été organisée par le Centre de conseils pour adolescents (CCA), avec le soutien de HI, autour de ces mêmes enjeux.
La sensibilisation à l’espacement des naissances a été conduite par Awa Ba, point focal de la santé reproductive des adolescents et des jeunes (SRAJ) au district sanitaire de Kolda. Elle a présenté les effets de cette pratique sur la santé de la mère et de l’enfant, mais aussi sur la gestion des ressources des ménages.
Selon la sage-femme de formation, des grossesses trop rapprochées peuvent exposer à des complications, aux naissances prématurées, aux avortements et à des décès maternels. Elle a estimé qu’un intervalle de trois à quatre ans entre deux naissances pouvait convenir lorsque la mère n’a pas subi de césarienne et ne présente pas de pathologie particulière. Les conseils des professionnels restent nécessaires pour adapter cette recommandation à chaque situation.
Awa Ba a également indiqué que les services de planification familiale étaient accessibles sur les plans géographique et financier. Les participantes peuvent bénéficier de l’accompagnement des prestataires de la SRAJ. Mais l’accès aux soins ne se limite pas à la prévention : lors d’un forum de plaidoyer sur la santé de la reproduction organisé à Dakar, Yacine Koné, du Comité des Femmes de la Fédération Sénégalaise des Associations des Personnes Handicapées (CF/FSAPH), a réclamé l’extension de l’hospitalisation gratuite aux femmes handicapées, notamment après une césarienne.
La présidente des femmes handicapées, Aissatou Doumbia, a pour sa part regretté la faible fréquentation des structures sanitaires par les personnes handicapées. Elle les a invitées à se rendre davantage dans les établissements de santé pour obtenir conseils, suivi et accompagnement auprès des spécialistes.
