Le gouvernement du Sénégal a débloqué 7,2 milliards de FCFA pour un plan d’assistance alimentaire et pastorale destiné à 836 786 personnes en insécurité alimentaire sévère et à 490 214 têtes de bétail. C’est ce qu’a rapporté Xibaaru.
Cette annonce a immédiatement suscité une réaction du président du mouvement ETIC, Ibrahima Hamidou Dème, plus connu sous le nom de Juge Dème. « Dans un pays où l’urgence sociale est aussi criante, peut-on accepter que des autorités politiques disposent de plusieurs milliards de fonds politiques gérés dans la plus grande opacité ? », s’est-il interrogé.
Le Juge Dème n’en est pas à son premier combat sur cette question. En mai 2026, la Cour suprême a rejeté son recours visant à obtenir des informations sur les fonds politiques alloués à la Présidence et à la Primature pour 2025 et 2026. Il a alors saisi la Cour de justice de la CEDEAO, invoquant la loi du 4 septembre 2025 sur l’accès à l’information publique.
Le débat sur les fonds politiques est également porté par d’autres voix. Le député Guy Marius Sagna a annoncé une proposition de loi, tandis que Babacar Bâ, coordonnateur du Forum du justiciable, dénonce une « anomalie institutionnelle » et appelle à une réforme en profondeur. De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment estimé que le président Diomaye Faye « s’est trompé » sur la question, rappelant que PASTEF s’est engagé non pas à supprimer ces fonds, mais à les encadrer.
La Cour de justice de la CEDEAO est désormais saisie de la requête du Juge Dème.

Ce tout couleur de Thiès nous amende très arrogant ce garçon