Alors que l’État sénégalais doit encore 154 milliards de francs CFA aux fournisseurs d’engrais et de semences de la campagne agricole 2026, un nouvel investissement de 150 milliards de FCFA vient d’être officialisé pour renforcer la souveraineté alimentaire. Cette enveloppe s’ajoute aux 130 milliards déjà mobilisés pour la campagne en cours. Elle concrétise le lancement du Programme d’appui à la stratégie de souveraineté alimentaire du Sénégal (PASS).
D’après la RTS, le PASS sera déployé sur six années et mobilise près de 150 milliards de FCFA avec l’appui du FIDA. Il couvrira dix régions du Bassin arachidier élargi et de la Haute Casamance. Sa phase opérationnelle vient d’être enclenchée avec la validation, par le comité national de pilotage, du plan de travail et du budget 2026, rapporte Seneplus. L’objectif est d’accroître la productivité agricole, de mieux armer les exploitations face aux changements climatiques, de structurer les chaînes de valeur et d’augmenter les revenus, en ciblant prioritairement les jeunes et les femmes.
Ce sont les exploitations familiales et les entrepreneurs agricoles les plus fragiles qui sont visés. Le programme entend soutenir la diversification des cultures, faciliter la transformation et la mise en marché des produits, tout en consolidant les infrastructures rurales et la gouvernance du secteur. Les organisations paysannes, fédérées au sein du Conseil national de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), se sont félicitées de cette initiative. Elles insistent néanmoins sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide pour que les retombées profitent sans délai aux producteurs. De leur côté, les autorités administratives des régions concernées se sont engagées à faciliter le déroulement du programme.

Le cncr n’est qu’une organisation d’affairiste. Ils se réclament d’organisation paysanne pour capter les fonds des bailleurs destinés aux programmes de l’état.