« Je fais des finitions à mes clientes depuis 2024 »: les aveux de deux gigolos qui ciblaient des femmes aisées à Dakar

La Brigade des mœurs et de la protection des mineurs a mis fin aux activités présumées de deux jeunes hommes soupçonnés de se livrer à la prostitution masculine à Dakar. Derrière cette affaire se cachait un système bien rodé visant une clientèle exclusivement féminine, avec des prestations tarifées et proposées sur internet.

Selon le journal Libération, les mis en cause, Serigne Abdou Khoudoss, employé de quincaillerie de 25 ans domicilié aux Parcelles Assainies, et de Ahmadou Ndaw, électricien de 28 ans résidant à Sicap-Mbao., avaient fait de cette activité une véritable source de revenus. Ils ciblaient des femmes aisées, communément appelées « dieks », auxquelles ils proposaient des rapports sexuels contre rémunération.

Leurs prestations étaient facturées entre 10 000 et 30 000 FCFA, des montants qui variaient en fonction des services demandés.

Une cyber-patrouille menée par les enquêteurs

L’affaire a éclaté à la suite d’une cyber-patrouille menée par les enquêteurs de la Brigade des mœurs. En parcourant un site de contenu réservé aux adultes, les policiers ont découvert plusieurs annonces explicites publiées par des hommes offrant des prestations sexuelles.

Pour confirmer les faits, les enquêteurs se sont fait passer pour une cliente potentielle. Un rendez-vous a été fixé dans un hôtel de Dakar, où les deux suspects ont été interpellés sans résistance.

«Je fais des finitions à mes clientes depuis 2024 »

Face aux enquêteurs, les deux hommes n’ont pas contesté les faits. D’après Libération, Serigne Abdou Khoudoss Diop a reconnu exercer cette activité depuis 2024, déclarant qu’il réalisait des « finitions » avec ses clientes contre rémunération.

Les deux suspects ont également admis être les auteurs des annonces diffusées sur le site internet qui leur servait de vitrine pour recruter leur clientèle.

Téléphones saisis, enquête élargie

Leurs téléphones portables ont été saisis et placés sous scellés afin d’être exploités dans le cadre de l’enquête. Les investigations visent notamment à identifier d’éventuels clients, complices ou autres personnes impliquées dans ce réseau présumé.

Les deux hommes sont poursuivis pour racolage, non-inscription au fichier sanitaire et social ainsi que pour diffusion d’images à caractère pornographique. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur de leurs activités et d’éventuelles ramifications.

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