Les 16 et 17 septembre, la grève de 48 heures du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) a fortement réduit l’activité du Centre hospitalier régional de Saint-Louis. Les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ont cessé leurs consultations et autres activités, à l’exception de la prise en charge des urgences et des patients déjà hospitalisés.
Cette mobilisation constitue le deuxième débrayage du mois pour le SAMES, après celui des 8 et 9 septembre. Réuni en session extraordinaire le 10 septembre, le Bureau exécutif national du syndicat avait dressé un bilan positif de cette première journée de grève, avant de renouveler le mouvement pour 48 heures.
La mobilisation a été largement suivie dans l’établissement. Le service minimum reste assuré pour les soins prioritaires. Ainsi, la grève au CHR de Saint-Louis n’interrompt pas la prise en charge des cas urgents ni celle des malades admis avant le début du mouvement.
Le Dr Mamadou Mbengue, secrétaire général de la section SAMES du centre, affirme que l’ensemble des médecins a respecté le mot d’ordre. Le média lactuacho rapporte également que le personnel médical a massivement suivi la mobilisation dans l’établissement.
Le syndicat réclame des avancées sur une plateforme revendicative déposée en 2023. L’absence de réponses concrètes à ce document avait déjà conduit le SAMES à décréter une grève totale les 8 et 9 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. Selon le Dr Mbengue, l’attente des réponses des autorités a renforcé la frustration des professionnels, qui dénoncent des plateaux techniques insuffisants et le manque de personnel paramédical qualifié.
La tension s’est également nourrie des conditions du dialogue avec les autorités. Le SAMES reproche au ministre de la Santé d’avoir convoqué une réunion avant de ne pas y participer. Les discussions engagées avec le précédent régime avaient par ailleurs été interrompues, tandis que le préavis syndical était arrivé à échéance le 9 août.
Les revendications concernent aussi le respect des droits des médecins. Le responsable syndical estime que les conditions de travail précaires pèsent sur la qualité des services et exposent les professionnels aux critiques des populations.
Le CHR Mamadou Diouf de Saint-Louis a été fondé en 1822.
