Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) annonce une grève totale de 48 heures les mardi 8 et mercredi 9 septembre. Le mouvement vise à protester contre l’absence de réponse des autorités à une plateforme revendicative déposée en 2023.
« Le SAMES entre officiellement en phase de lutte syndicale », a déclaré son secrétaire général, Dr Diabel Dramé, lors d’une conférence de presse organisée lundi au siège de la Confédération générale des travailleurs du Sénégal, à Dakar.
Le préavis syndical était arrivé à échéance le 9 août. Comme le rapporte l’APS, le responsable affirme que les discussions engagées en 2023 avec le précédent régime ont été interrompues au premier trimestre de 2024, avant que les nouvelles autorités ne bénéficient d’une période de grâce.
La grève SAMES septembre intervient après plusieurs relances restées, selon Dr Diabel Dramé, sans réponse plausible. La pression syndicale s’était déjà accentuée en juillet : réuni en comité exécutif national à Louga du 17 au 19 juillet, le SAMES avait exigé « sans délai » la reprise des négociations avec le gouvernement et appelé ses membres à rester mobilisés. Au cœur de cette exigence figure notamment l’obtention d’un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.
Le syndicat prévoit une réunion extraordinaire de son comité exécutif national mardi, puis des assemblées générales de sensibilisation et des points de presse locaux à partir de mercredi.
Les urgences et le service minimum seront respectés pendant le mouvement. Les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes porteront des brassards rouges, tandis qu’une évaluation est annoncée le 10 septembre.
Les principales revendications
Le SAMES réclame notamment un statut particulier pour le corps médical, le recrutement obligatoire des praticiens destinés au secteur public et le relèvement à 40 ans de l’âge de la titularisation. Il demande aussi l’avancement systématique dans la fonction publique ainsi qu’une pension de retraite équivalant à 80 % du dernier salaire.
Le syndicat revendique également l’intégration prioritaire des contractuels exerçant dans les zones difficiles, la prise en compte de leurs années de contractualisation et une clarification des plans de carrière.
Sur la carte sanitaire, il demande un établissement public de santé de niveau 2 dans chaque département, des scanners et des IRM dans chaque région, ainsi que des ambulances adaptées, des laboratoires fonctionnels et un réseau de maintenance hospitalière.
Le SAMES réclame enfin le respect intégral des accords de 2022, l’extension des indemnités à tous les médecins du public et du parapublic, ainsi que le paiement des passifs dus aux ayants droit.
