Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) renouvelle son mouvement de grève pour 48 heures, les 16 et 17 septembre 2026. Médecins, pharmaciens et dentistes, : le bras de fer se poursuit avec l’État.
Cette mobilisation fait suite à un premier débrayage observé les 8 et 9 septembre. Le syndicat réclame des réponses concrètes à une plateforme revendicative déposée depuis 2023.
Le bras de fer se poursuit entre le SAMES et les autorités sanitaires. Après deux journées de grève les 8 et 9 septembre, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal a décidé de reconduire son mouvement pour 48 heures, les mercredi 16 et jeudi 17 septembre, sur l’ensemble du territoire national.
Réuni en session extraordinaire le 10 septembre, le Bureau exécutif national du syndicat a dressé un bilan positif de sa première mobilisation et dénoncé l’absence d’avancées significatives dans le traitement de ses revendications.
Au cœur du mécontentement figure une plateforme revendicative déposée en 2023. Le SAMES demande notamment l’élaboration d’un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, ainsi que le recrutement des praticiens nécessaires au fonctionnement du service public de santé.
Le syndicat réclame également le relèvement à 40 ans de l’âge de la titularisation, l’amélioration des plans de carrière, la prise en compte des années de contractualisation et la revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 80 % du dernier salaire, selon les revendications présentées par ses responsables.
Des revendications liées aux conditions de travail
Les professionnels de santé exigent, par ailleurs, une accélération de la réforme de la carte sanitaire. Ils plaident pour la création d’établissements publics de santé de niveau 2 dans chaque département et l’installation d’équipements lourds, notamment des scanners et des IRM, dans chaque région.
Le SAMES met aussi en avant la nécessité de disposer d’ambulances adaptées, de laboratoires fonctionnels et d’un réseau efficace de maintenance hospitalière. Il dénonce, en outre, les affectations de personnel sans remplacement et demande l’application des accords conclus avec les autorités.
La situation des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation constitue également un point de préoccupation. Le Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation (COMES) avait notamment dénoncé les retards dans le paiement des indemnités liées aux stages ruraux et rejoint le mouvement de septembre.
Le ministère réaffirme sa disponibilité
De son côté, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique assure avoir pris les dispositions nécessaires pour garantir la continuité des soins dans les structures publiques. La tutelle réaffirme également sa disponibilité à poursuivre les discussions avec les représentants syndicaux.
Le désaccord s’est accentué après une rencontre technique organisée le 7 septembre. Les représentants du SAMES avaient quitté la réunion, exigeant la présence du ministre de la Santé dès l’ouverture des échanges. Le ministère avait expliqué que le ministre, retenu par d’autres obligations, avait prévu de rejoindre la rencontre ultérieurement.
En dépit de cette tension, le gouvernement et le syndicat restent confrontés à la nécessité de trouver un terrain d’entente pour éviter une perturbation prolongée des services de santé.
Le nouveau mot d’ordre des 16 et 17 septembre place ainsi les autorités sanitaires face à l’urgence de répondre aux revendications des praticiens et de préserver la continuité des soins au bénéfice des populations.
