Grand Parti : les responsables actent la poursuite des activités après le départ de Gakou

Des responsables départementaux restés au Grand Parti ont décidé de poursuivre les activités de la formation politique après le départ de Malick Gakou vers le Pastef.

Réunis ce samedi, ils venaient de plusieurs régions du Sénégal. La rencontre intervient après deux mois de tensions internes liés au choix de l’ancien président du parti de rejoindre Pastef. La réunion a porté sur la poursuite des activités du Grand Parti, alors qu’un collectif de cadres et de militants a officiellement rejeté, le 12 juin 2026, l’accord de fusion avec le Pastef, jugé « opportuniste » et « statutairement invalide ».

Le coordinateur des cadres, Pape Médoune Sow, a annoncé cette décision, rapportée par Xibaaru. Selon lui, les responsables présents couvrent 30 départements du territoire où le parti est implanté. Une cartographie de cette présence doit être publiée prochainement.

Pape Médoune Sow reconnaît que certaines fédérations départementales ont suivi Malick Gakou. Il soutient toutefois que la majorité du maillage territorial reste attachée à la ligne politique initiale, appelée « Projet alternatif ».

La contestation ne se limite pas au maintien des activités du parti. Les frondeurs ont annoncé leur intention de s’opposer « par tous les moyens légaux » à la fusion, faisant planer la perspective d’un contentieux sur la validité de la décision et sur les personnes habilitées à engager le Grand Parti.

Sur le plan statutaire, le coordinateur s’appuie sur l’article 3 du parti. Cette disposition prévoit qu’un membre perd automatiquement cette qualité s’il adhère à une autre formation politique. Il considère donc que l’adhésion de Malick Gakou au Pastef vaut démission du Grand Parti, sans nouvelle décision des instances.

Concernant une éventuelle dissolution, Pape Médoune Sow affirme que le parti demeure juridiquement et politiquement existant en l’absence d’un congrès répondant aux conditions prévues par les statuts.

Le Grand Parti se présente aussi comme une formation autonome, distincte du Pastef et du nouveau parti présidentiel. D’éventuelles alliances seront examinées à l’approche des prochaines échéances électorales. L’article 27 exige un congrès réunissant les trois quarts des délégués porteurs de la carte de membre et un vote favorable à la même majorité pour dissoudre la formation.

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