Le député Carlos Martens Bilongo de La France Insoumise, a récemment justifié auprès d’Anadolu l’action de son groupe parlementaire qui, lors d’une session à l’Assemblée nationale française, a exposé des photos d’enfants palestiniens tués à Gaza. Ce geste vise à interpeller sur l’indifférence de certains responsables politiques français face au drame humanitaire qui se déroule actuellement.
« Trop, c’est trop », a déclaré Carlos Martens Bilongo, dénonçant le nombre élevé de victimes civiles. Il a insisté sur l’importance de reconnaître les visages et les noms de ces enfants pour humaniser les victimes, un point sur lequel son collègue Aymeric Caron avait également insisté.
Il a souligné que l’objectif était de conserver la mémoire de ces enfants dans la conscience collective, à travers le monde, peu importe les barrières politiques. Cette action, pour lui, va au-delà des chiffres en inscrivant ces vies dans les esprits des humanistes partout.
S’agissant de la réaction de la diplomatie française, Carlos Martens Bilongo a reconnu une prise de conscience progressive du président Emmanuel Macron, qui a abordé lors d’un déplacement en Égypte, la tragédie des enfants à Gaza. « Il a parlé de ce cauchemar qu’est devenu Gaza », souligne-t-il, même s’il déplore la lenteur avec laquelle ces considérations émergent au sein de la politique française.
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Dans ce contexte, Carlos Martens Bilongo exhorte la France à renouer avec ses principes de droit international et de droits de l’homme, rappelant que la Déclaration des Droits de l’Homme a été proclamée initialement à l’Assemblée nationale. Interrogé sur les possibles survols de l’espace aérien français par le Premier ministre israélien, il a soutenu l’idée que tout individu visé par un mandat d’arrêt devrait être appréhendé dans un pays signataire du traité de Rome.
En parallèle, Emmanuel Macron a annoncé que la France pourrait reconnaître l’État de Palestine dans les mois à venir, soulignant une possible annonce lors d’une conférence internationale à New York. Cette décision pourrait marquer un tournant dans les relations diplomatiques et est attendue avec anticipation par ceux préoccupés par la situation humanitaire à Gaza.
Depuis le 18 mars 2025, la violence à Gaza a entraîné la mort de nombreux Palestiniens, atteignant un bilan désastreux de plus de 50 846 victimes depuis octobre 2023. Malgré les appels au cessez-le-feu, la situation reste critique avec des violations continues, compliquant davantage l’aide humanitaire.
Selon nos confrères d’Anadolu, la Cour internationale de justice a sommé Israël de prévenir toute activité génocidaire et de permettre l’accès à l’aide humanitaire. De plus, la Cour pénale internationale a émis plusieurs mandats d’arrêt, notamment contre Benyamin Netanyahu, pour crimes contre l’humanité à Gaza.