Le Front pour une Révolution Anti-Impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) a salué l’initiative des députés ayant déposé une proposition de loi visant à mieux encadrer les fonds spéciaux de l’État, tout en appelant à une réforme plus large.
Selon l’organisation, cette démarche constitue « une avancée vers une gestion plus transparente et plus responsable des ressources publiques ».
Dans un communiqué, le FRAPP estime toutefois que cette dynamique « doit être approfondie ». Le mouvement déplore que « plusieurs propositions de loi ont été déposées, examinées et adoptées par l’Assemblée nationale sans que les citoyens n’en aient été informés au préalable », une pratique qui, selon lui, ne favorise « ni la transparence ni la participation citoyenne au processus législatif ».
L’organisation plaide ainsi pour que « toutes les propositions de loi soient rendues publiques dès qu’elles sont jugées recevables par le Bureau de l’Assemblée nationale », afin de permettre aux citoyens de prendre connaissance des textes, de les analyser et de contribuer au débat public avant leur examen.
Le FRAPP insiste également sur le fait que « l’exigence de transparence ne saurait incomber uniquement à la Présidence de la République ou à la Primature ».
Il appelle à un cadre juridique uniforme encadrant l’utilisation, le contrôle et la reddition des comptes de l’ensemble des fonds spéciaux et fonds de souveraineté des institutions de la République, estimant que « la transparence ne doit être ni sélective ni circonstancielle », mais constituer « un principe fondamental de gouvernance applicable à toutes les institutions de la République ».
