Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP) interpelle le Procureur de la République financier sur l’enquête ouverte à la suite de l’audit des finances publiques portant sur la période 2019-2024, à l’origine de la révélation de la « dette cachée ».
Dans une correspondance adressée au Pôle judiciaire et financier (PJF), le FRAPP demande des informations sur l’état d’avancement des investigations confiées à la Division des investigations criminelles (DIC).
L’organisation rappelle que, le 14 avril 2025, le Procureur de la République financier avait saisi la DIC pour enquêter sur « les différents points soulevés par ledit rapport ».
Selon le FRAPP, plus d’un an après cette saisine, aucune information officielle n’a été communiquée sur les conclusions de l’enquête ni sur les suites judiciaires éventuellement réservées aux faits relevés dans l’audit.
« À ce jour, plus d’une année après la saisine de la DIC, aucune information officielle n’a, à notre connaissance, été communiquée sur l’état d’avancement de ces investigations », déplore le mouvement.
Le FRAPP estime que ce silence « est de nature à susciter des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique », compte tenu de la gravité des faits évoqués dans le rapport d’audit et de leurs conséquences potentielles sur la gestion des ressources publiques.
Tout en précisant que sa démarche « ne vise nullement à préjuger de la culpabilité ou de l’innocence de quelque personne que ce soit », le mouvement dit vouloir connaître les suites réservées aux faits susceptibles de constituer des infractions pénales.
Pour le FRAPP, il s’agit également de garantir « le droit des citoyens à l’information » sur une affaire qui touche directement à la gestion des finances publiques.
