À Pire, dans le département de Tivaouane, le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao, a présenté l’avancement de la modernisation de l’état civil au Sénégal lors de la Journée internationale de l’état civil.
Sur les 629 centres que compte le pays, 77 % sont désormais couverts par le processus de modernisation. Le déploiement est déjà effectif à Dakar, Thiès, Louga, Diourbel, Fatick et Kaolack. L’ANEC prévoit de l’étendre à Tambacounda le mois prochain, puis dans les régions du sud au cours du dernier trimestre. À l’échelle nationale, 66 % des 629 centres sont déjà digitalisés : cette étape suppose l’installation du logiciel de gestion de l’état civil (LGEC), l’ouverture de la plateforme « Sama État civil » et la mise en place d’une connexion.
Cette montée en puissance s’appuie sur une base qui regroupe désormais plus de 15,3 millions d’actes de naissance. Le LGEC équipe 67 % des centres d’état civil, tandis que 36 officiers et agents issus de 12 centres ont encore été formés à Guédiawaye en juin pour accompagner le déploiement.
Comme l’écrit l’APS, la plateforme « Sama État civil » permet aux usagers de déposer leurs demandes de documents en ligne. À Pire, ils peuvent effectuer cette démarche à distance avant de retirer leur document auprès du centre d’état civil. Le choix d’un autre lieu de retrait ou l’envoi de certains documents sur téléphone dépend toutefois de l’adoption d’un cadre légal par l’Assemblée nationale.
Matar Ndao a également insisté sur l’interconnexion de l’état civil avec la santé, l’éducation et la Direction de l’automatisation des fichiers. Les maternités peuvent notamment enregistrer directement les naissances dans le système, afin de favoriser des données fiables et harmonisées.
La sécurisation des actes repose par ailleurs sur six niveaux de contrôle destinés à vérifier leur authenticité auprès des administrations et des structures habilitées. Ce dispositif doit contribuer à lutter contre la fraude documentaire et à alimenter un Registre national fiable.
Les données sont hébergées au Sénégal dans un datacenter appartenant à l’État. Elles sont réparties sur trois sites situés à l’intérieur du pays, selon le directeur général de l’ANEC.
La formation et la remédiation restent au cœur de la phase actuelle du chantier. Depuis mai 2026, 920 agents et officiers de l’état civil ont été formés dans cinq régions. La troisième phase du Plan national de remédiation du LGEC et de « Sama État civil » doit être lancée à Kaolack, qui accueillera la cérémonie officielle de la Journée africaine de l’état civil le 10 août 2026.
La célébration organisée à Pire comprenait aussi un forum populaire avec les habitants. L’ANEC a élevé le maire de Pire, Mamadou Ndoye Bane, au rang d’ambassadeur de l’état civil.

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