El Malick Ndiaye : « La dette engage la souveraineté et la responsabilité de l’État »

Dakar a abrité lundi une réflexion de haut niveau sur la crise de la dette publique dans une perspective mondiale, organisée par Ideas-Africa Network. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a replacé la question de l’endettement au cœur du débat politique et démocratique.

Le Boss des députés a tenu à dépasser la lecture strictement financière du sujet. Pour lui, la dette publique ne peut être réduite à des équations comptables ou à des ratios macroéconomiques.

« Parler de dette publique, ce n’est pas seulement parler de chiffres, de marchés financiers ou de programmes économiques », a-t-il rappelé, avant de situer l’enjeu à un niveau plus fondamental.

Selon lui, la dette engage directement la souveraineté de l’État et sa responsabilité devant les citoyens. « Parler de dette publique, c’est parler de souveraineté. C’est parler de responsabilité devant les citoyens », a-t-il insisté, soulignant que les choix d’endettement conditionnent la capacité d’un pays à investir dans les secteurs essentiels.

Dans sa lecture, la question financière rejoint ainsi les grandes missions de l’État social. Elle touche, dit-il, à la capacité d’un pays à financer « l’éducation, la santé, l’emploi, les infrastructures, la sécurité et la transformation productive ».

En repositionnant la dette dans le champ démocratique, le président de l’Assemblée nationale met en avant l’idée d’un contrôle citoyen et institutionnel renforcé sur les engagements financiers de l’État. Une manière, selon lui, de rappeler que les décisions économiques structurantes ne sauraient être déconnectées du débat public.

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