L’accord financier conclu avec le FMI ne constitue pas, à lui seul, une réponse aux difficultés du Sénégal. L’économiste et ancien directeur du Commerce intérieur, El Hadj Alioune Diouf, estime que son efficacité dépendra de l’application stricte des réformes.
Lors de l’émission « Point de vue », il a appelé à mieux maîtriser les dépenses publiques et à instaurer une discipline budgétaire plus forte. Il demande aussi que la dette intérieure envers les entreprises soit traitée en priorité. Selon lui, l’État doit éviter de consacrer ses ressources au remboursement de la dette au détriment de l’investissement.
La portée de l’accord avec le FMI dépend donc, à ses yeux, de la rigueur de sa mise en œuvre. El Hadj Alioune Diouf préconise également un rééchelonnement de la dette extérieure et réclame un environnement plus favorable au secteur privé national. Il estime qu’une plus grande exemplarité au sommet de l’État est nécessaire pour accompagner les mesures d’austérité.
Dans cette analyse relayée par pressafrik, l’économiste compare enfin l’économie sénégalaise à une « jarre percée », dont les brèches doivent être colmatées par une gestion rigoureuse. En citant le professeur François Perroux, il invite les autorités à « mettre au cœur de l’économie ceux qui savent, ceux qui peuvent ».
