Ebola : la France renforce sa vigilance face au variant Bundibugyo détecté en Afrique de l’Est

La France a annoncé, mardi, un renforcement de sa vigilance sanitaire face à l’épidémie d’Ebola de variant Bundibugyo qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda.

Dans un communiqué, le gouvernement précise que plusieurs ministères se sont réunis à Matignon pour évaluer la situation épidémiologique, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé cette flambée comme une « urgence sanitaire de portée internationale ».

Selon les autorités françaises, le risque d’importation du virus vers l’Hexagone et Mayotte reste « très faible ». Cette évaluation s’explique notamment par « l’absence de liaisons aériennes directes avec les zones touchées » et par un mode de transmission limité aux contacts rapprochés avec des personnes symptomatiques.

En Afrique centrale, la situation demeure préoccupante. Les autorités sanitaires recensent déjà 131 décès et 513 cas suspects en RDC dans le cadre de cette nouvelle flambée épidémique. Identifié pour la première fois en 2007, puis à nouveau en 2012, le variant Bundibugyo se transmet par contact direct avec des fluides corporels infectés ou lors de rites funéraires impliquant des personnes contaminées. Son taux de létalité est estimé entre 40 et 50 %, tandis qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.

Face à cette menace, Paris a décidé de placer en alerte la préfecture et l’Agence régionale de santé de Mayotte. Les capacités hospitalières et les dispositifs d’isolement y seront renforcés, tout comme l’organisation des prélèvements biologiques et la coordination sanitaire avec La Réunion.

Par ailleurs, des mesures de surveillance ciblent désormais les arrivées de voyageurs et de migrants en provenance d’Afrique de l’Est et de la région des Grands Lacs.

Les autorités françaises recommandent également aux voyageurs se rendant en RDC ou en Ouganda de respecter strictement les consignes sanitaires, notamment l’hygiène des mains, l’évitement de la viande de brousse et l’autosurveillance de la température durant 21 jours après leur retour.

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