Les Sénégalais attendent des actes, pas des querelles. C’est le constat dressé par Boubacar Tall dans une tribune publiée par Lactuacho. Il y dénonce une situation politique où les divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko accaparent le débat national, au détriment des problèmes concrets des citoyens.
« Le coût de la vie demeure une préoccupation majeure. Le chômage continue d’affecter des milliers de jeunes. L’insalubrité progresse dans de nombreuses localités », énumère Boubacar Tall. Autant de difficultés qui ont justifié l’alternance de 2024, mais qui n’ont pas disparu. Pendant ce temps, la rivalité au sommet de l’État occupe une place disproportionnée dans l’espace public.
Cette situation produit un effet paradoxal, selon l’auteur : les partisans du changement deviennent perplexes, tandis que les opposants retrouvent des arguments. « Les électeurs n’ont pas accordé leur confiance pour assister à une compétition de légitimités », écrit-il. Il rappelle que les familles vivent en 2026, avec leurs charges et leurs attentes, et non en 2029.
Déjà en décembre 2025, Thierno Alassane Sall avait dénoncé cette tension comme une « lutte égoïste pour la conservation du pouvoir ». Boubacar Tall va plus loin : il estime que la véritable question n’est plus de savoir qui a raison, mais combien de temps le Sénégal peut se permettre que son énergie politique soit absorbée par cette confrontation.

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