Le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima Fall, accompagné du préfet Abdou Khadir Diop, a officiellement lancé, lundi, l’audit biométrique des agents de l’État. Cette opération, initiée par le ministère de la Fonction publique sur l’ensemble du territoire national, vise à moderniser l’administration et à mieux maîtriser la gestion des ressources humaines.
L’objectif principal, selon les informations de Sud Quotidien, est de fiabiliser le fichier des agents publics et de contrôler la masse salariale. Le gouverneur Ibrahima Fall a souligné qu’il existe une base de données de 10 652 agents dans la région, mais que l’audit permettra de vérifier cet effectif. « Il se peut qu’il y ait des agents fictifs qui ne sont plus sur place, pour diverses raisons comme un voyage ou un décès », a-t-il déclaré.
Cette initiative régionale s’inscrit dans un vaste programme national piloté par le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté. L’audit, qui doit s’achever le 31 juillet 2026, concerne l’ensemble des 195 144 fonctionnaires du pays. L’enjeu est de taille : au 31 mars 2026, la masse salariale de l’État sénégalais atteignait 375,1 milliards de francs CFA, en hausse de 5,1 % sur un an.
L’expérience d’autres pays africains montre l’efficacité de telles opérations. Au Nigeria, un audit fédéral avait conduit à la radiation de 23 846 agents fantômes, générant une économie mensuelle de 1,7 million de dollars. Le Sénégal espère des résultats similaires pour assainir ses dépenses publiques.
Dans la région de Diourbel, des équipes vont se déployer dans les départements de Bambey et Mbacké pour auditer le plus grand nombre d’agents possible. « C’est à la fin des opérations que nous pourrons avoir un fichier exact », a conclu le gouverneur Fall.

