Décès de l’ancien détenu politique Djiby Mbaye : Pastef suspend toutes les célébrations, dont l’anniversaire d’Ousmane Sonko

Le parti Pastef Les Patriotes a annoncé, dans un communiqué publié ce 15 juillet 2026, le décès de Djiby Mbaye, ancien détenu politique et président du Collectif des Ex-Détenus Politiques (CODEPS), survenu à Golf Sud des suites d’une longue maladie.

Dans son message, le Bureau politique a rendu hommage à « un militant engagé » et à un homme « imprégné de valeurs humaines et patriotiques », saluant son combat pour la défense des intérêts du peuple sénégalais.

Face à cette disparition, Pastef a appelé l’ensemble de ses militants et sympathisants à prier pour le défunt et à surseoir à toute célébration, notamment celle marquant l’anniversaire du président du parti, Ousmane Sonko.

Le parti a également exprimé sa solidarité à la famille de Djiby Mbaye et présenté ses condoléances les plus attristées, priant pour le repos de son âme.

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19 commentaires

  1. Il n’y a pas de douleur plus grande,, que celle d’une mère qui accompagne son enfant vers la terre.

    Aujourd’hui, le Sénégal pleure un de ses fils. Mais moi, c’est mon âme qu’on a arrachée. Je pleure un jeune homme brillant, avec qui j’avais tant de projets pour panser les plaies et alléger la souffrance des anciens détenus.

    Encore une fois, les fantômes du régime de Macky Sall viennent frapper à notre porte. Ils ne se contentent pas de briser les vivants, ils s’acharnent sur les morts. Avant même que le président ne foule notre sol ce vendredi, son ombre nous rappelle une blessure qui ne cicatrisera jamais : où est Didier Badji ? Où est sa dépouille ? Comment une famille peut-elle trouver la paix quand on lui refuse jusqu’au droit de pleurer sur une tombe ? Le deuil est un luxe qu’on a volé aux leurs, comme on a volé la vie aux nôtres.

    Et aujourd’hui, c’est Djibril que la terre avale. Mon doux, mon brave fils Djibril.

    Avant que la haine d’un homme ne décide de son sort, Djibril était un bâtisseur. Il avait le rire facile, une entreprise qui fleurissait, une famille qu’il chérissait, et l’ignorance heureuse des cellules froides. Son seul crime ? Avoir eu un cœur qui battait au rythme de la liberté. Avoir aimé son pays au point de soutenir Ousmane Sonko. À cette époque sombre, une simple photo, un éclat de conviction sur un écran, suffisait à vous transformer en ennemi de l’État. On a jeté des enfants, parfois encore des adolescents, dans les geôles, simplement parce qu’ils osaient espérer un autre Sénégal.

    Djibril a été de ceux-là. On l’a pris à sa vie, à ses rêves, pour le jeter dans les entrailles de la machine à broyer.

    Mais la prison n’a pas seulement volé son temps ; elle a dévoré sa chair. Quand il en est sorti, ce n’était plus l’homme rayonnant que je connaissais. La maladie, cette ombre silencieuse, avait élu domicile dans son corps brisé. Je l’ai vu à l’hôpital, lutter pour chaque souffle, souffrir jusque dans les mots, sa voix autrefois si assurée désormais tremblante, écorchée par le calvaire subi, laissant derrière lui une famille brisée, suspendue à son dernier souffle.

    Je suis allée lui rendre visite, les larmes aux yeux, le cœur tordu :

    « Djibril, mon fils, pense à toi. Pense à ta santé. Mets le combat en pause. Tu as assez donné. »

    Il m’a regardé. Et dans ses yeux, malgré la douleur, brillait cette flamme inaltérable des martyrs. Il m’a répondu avec cette douceur qui désarmait :

    « Mme Gueye, si je m’arrête, mes chaînes deviendront les vôtres. Si je baisse les bras, ceux qui nous ont brisés viendront danser sur nos cendres et dicter notre avenir. Non… le combat est mon souffle. »

    Ces mots sont gravés au fer rouge dans mon cœur. Même quand son corps n’était plus qu’un champ de ruines, son esprit, lui, restait invaincu. Il est resté debout, fidèle à ses convictions, jusqu’à ce que son cœur, épuisé mais libre, cesse de battre.

    Nous avions tant de rêves, Djibril… Tu voulais que ta souffrance serve de phare. Tu voulais prendre par la main tous ces anciens détenus, ces naufragés de l’injustice, pour les aider à se reconstruire, à retrouver leur dignité, à exister à nouveau. Tu voulais semer l’espoir là où l’on avait planté le désespoir.

    Mais le destin, dans son infinie cruauté, en a décidé autrement.

    Et ce qui me serre la gorge, ce qui empoisonne mes larmes et révolte mon cœur de mère, c’est de savoir que ce vendredi, celui-là même qui a jeté mon fils dans un cachot pour neutraliser son opposant, celui qui a sacrifié la jeunesse de Djibril sur l’autel de sa propre peur, foulera de nouveau notre sol. Macky Sall viendra, paré de tous les honneurs, accueilli à bras ouverts, tandis que nous, nous n’aurons que la poussière de nos larmes.

    Mais moi, sous les acclamations, je n’entendrai que le bruit sourd de la terre qui tombe sur ton cercueil.

    Va te reposer, mon lion. Tu as porté ta croix avec une grâce qui force le respect des anges.

    Ne t’inquiète pas pour ceux que tu laisses. Je te le jure sur ta mémoire : nous serons ton rempart. Nous veillerons sur ta famille comme sur la prunelle de nos yeux. Nous n’abandonnerons jamais tes frères de captivité. Nous bâtirons les projets que tu as caressés du regard, et nous porterons ton flambeau jusqu’au bout de la nuit. Le combat que tu n’as pas pu finir, nous le mènerons pour toi.

    Dors en paix, mon fils bien-aimé.

    Que la terre de Touba, terre de paix et de vérité, te soit douce et légère.

    À ta famille, à tes proches, à tous ceux qui t’ont aimé : que le Tout-Puissant enveloppe vos cœurs brisés de Son infinie miséricorde. Qu’Il efface tes fautes, mon fils, et qu’Il t’élève dans les plus hauts jardins de Son Paradis, à l’ombre desquels tu ne connaîtras plus jamais la souffrance.

    Amine.

    **Ta maman qui ne s’en remettra pas,

    Mme Gueye**

    • Merci pour ce témoignage mnésique. Rien que pour le repos de son âme, on se doit de continuer le combat pour réclamer justice à toutes les victimes de ce criminel de Macky Sall et ces traîtres actuels qui veulent le réhabiliter pour des raisons politiciennes

    • J ai les larmes aux yeux Maman je prie pour DJIBRIL que le bon Dieu l accueille dans son paradis que FIRDAWSI soit sa dernière demeure amine yarabil allamine que justice soit faite

  2. 😪😭😭😭
    Siguil ndigalé Maman.
    Toutes nos condoléances pour cette perte que nous partageons avec vous.
    Ina li lahi wa ina ileyhi rajiuun.
    Aue firdaws soit sa dernière demeure inchallah.

  3. Paix à ton âme et repose en Paix combattant ! Que le Tout Puissant maître de nos vies et destinées humaines t accorde la Paix. et le Bonheur. éternels ! Nos condoléances attristées à toute ta famille et merci pour ton combat pour le Sénégal. que nous aimons ! 🕊🌿🇲🇱

  4. Il a choisi la mort devant l’ignomnie de voir son bourreau fouler a nouveau la terre senegalaise en compagnie de celui que lui Djibril et les siens ont installe au Palais.
    Ou est la societe civile pardon la societe si vile, ou sont les partis d’opposition qui luttent pour la democratie???? Tous aphones, je suis desole mais ce pays a perdu son ame, la lâcheté, la trahison, l’enrichissement sans cause sont devenus des trophees de guerre.

  5. Paix à son ame , sonko diaralenako nako aye mbokame gnanale, na rakame dem khaikhiwate koussi dai sa yaye diourate, dou lolou moye senn slogan et la vie continue.

  6. Makhou dou sa mbokk mo dai motakh ngaye li ,votre gourou ousmane sonko vous a tous sacrifiés, dieule domame yobou CANADA, pour ses études vous tous des moutons thimmmmm!!!!!!

  7. Et les morts brûlés par les nervis du PASTEF dans le bus de Yakhar ? Et la famille du jeune Abdoulaye BA tué par la police de Sonko et Bamba Cisse ? Qui les aide financièrement ?

  8. Abdoulaye BA était également un jeune homme brillant tué par la police de Sonko et Bamba Cisse ! Et les morts brulés dans le bus de Yakhar par les voyous du PASTEF ?

  9. votre criminel c est ousmane sonko qui vous a appeler a piller les commerces de senegalais et a bruler les maisons des citoyens force restera toujours a la loi bande de tarrer

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