Course au poste de SG de l’ONU : L’Afrique victime de ses propres divisions face aux agendas cachés! Par Dr Omar Saliou LO*

L’apparition soudaine de l’Ougandais Olara Otunnu comme candidat au poste de Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) est la preuve parfaite que l’Afrique est un éternel recommencement. Cela confirme également cet adage qui postule: « L’ennemi de l’Afrique est l’africain lui-même ».

Pendant tout ce temps, un seul africain était en lice pour diriger cette organisation de dimension internationale, le Président Macky Sall, en l’occurrence. Ce dernier qui est soutenu par la majorité des pays africains et qui a toujours porté la voix du continent dans des moments où aucun leader africain n’était en mesure de le faire, vient d’être challengé par un candidat qui n’a pas osé participer au grand oral des candidats retenus pour ce prestigieux poste. Pourtant, rien n’empêchait Monsieur Otunnu de présenter sa candidature et sa vision de l’ONU dans un contexte où les vrais débats se posaient, tout simplement parce qu’on ne peut pas se permettre d’avoir une ambition soudaine de diriger une organisation d’une telle envergure en si peu de temps et vouloir remporter aussi facilement cette bataille diplomatique. C’est tout à fait paradoxal !!!

En conséquence, si vous voyez un tel acte dans les relations internationales, sachez que ça cache toujours un agenda politique orchestré par un acteur principal des relations internationales ou une ambition personnelle qui ne dit pas son nom. Cela n’est qu’une stratégie bien huilée dans les coulisses pour rebattre les cartes laissant, sur ces entrefaites, présager une tâche noire dans la course au poste du Secrétaire Général de l’ONU pour le candidat Sall.

Mais, cela n’a rien d’inquiétant puisque la rivalité entre les zones anglophones et francophones en Afrique reflète des dynamiques économiques, politiques et institutionnelles héritées de la colonisation. De tout temps, il ya des acteurs qui sont prêts à entretenir ces jeux et divergences d’intérêts qui ne font que paralyser davantage le continent noir.

Sur un autre registre, cet état de fait confirme également que les États Unis d’Afrique dont les devanciers comme Nkrumah, Thomas Sankara, Cheikh Anta Diop, Nasser, Kadhafi, etc. rêvaient tant, n’auront jamais lieu et ce, pour la simple raison que les africains sont incapables de coopérer sur le plan interne et parler d’une seule voix pour pouvoir, enfin, emprunter une seule voie: la voie de l’unité.

Ce continent qui ne manque de rien, subit régulièrement une influence étrangère pour diviser ses peuples pour mieux les asservir. Il nous faudra alors un réarmement moral car, si un africain accepte d’être un vénal, voire se positionner une marionnette des grandes puissances, il doit logiquement se poser des questions par rapport à son africanité. Une décolonisation mentale est plus que nécessaire pour propulser l’Afrique vers l’unité, seul gage d’un avenir prometteur.

Le problème de l’Afrique, aujourd’hui, est que les mentalités ne sont pas prêtes pour un destin commun et, pourtant, c’est la seule solution pour faire sortir ce continent du gouffre abyssal où elle s’empêtre depuis belle lurette.

Si l’Afrique était un seul bloc, elle allait être naturellement la sixième ou septième puissance mondiale et, cela faciliterait l’obtention d’un siège permanent au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies. De cette manière-ci, sa participation sera active et effective dans la gouvernance mondiale. Tel n’est malheureusement pas le cas. Certains dirigeants africains essaient toujours de casser cette dynamique unitaire pour des intérêts crypto-personnels. D’où l’impératif de repenser nos rapports avec le reste du monde.

*Dr.Omar Saliou LO, Expert en relations internationales.

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2 commentaires

  1. Il faut arrêter vos agitations, tout le monde sait que selon le principe de rotation géographique, le tour de l’Amérique latine et des Caraïbes pour le poste de secrétaire général de l’ONU. Mais même sans ce principe, tout le monde sait aussi que la candidature de Macky Sall n’est pas soutenable. Elle ne passera pas.

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