Le Dr Papa Abdoulaye Seck dénonce la candidature ougandaise qui divise l’Afrique

L’éparpillement des candidatures africaines aux postes internationaux inquiète. Dans une tribune publiée par EnQuête+, le Dr Papa Abdoulaye Seck dénonce la décision de l’Ouganda de présenter un candidat, y voyant un choix qui divise le continent plutôt que de le rassembler.

Pour ce panafricaniste sénégalais, cette fragmentation est un héritage direct de la Conférence de Berlin (1884-1885), qui a tracé les frontières sans tenir compte des réalités humaines. Il regrette que les États prolongent cette division en privilégiant les logiques nationales au détriment de l’intérêt continental.

Des appels à l’unité dans un contexte de division

Cette prise de position intervient alors que les signes de division au sein du continent sont nombreux. En février, l’Éthiopie, par la voix du ministre Gedion Timothewos, exhortait ses pairs à bâtir une Afrique plus cohésive face aux « manœuvres prédatrices » lors d’un sommet de l’Union africaine. Par ailleurs, l’ancien président sénégalais Macky Sall est lui-même candidat à un poste onusien, une ambition qui pourrait souffrir de l’absence de consensus continental.

Le Dr Seck insiste sur la nécessité de transformer le panafricanisme en une méthode de gouvernance. Selon lui, l’histoire retiendra moins les candidatures que la capacité à bâtir une Afrique forte et influente. Il rappelle que le panafricanisme ne peut se limiter à des discours de cérémonies officielles, mais doit devenir une culture politique et une exigence morale. Il plaide pour que chaque État accepte de s’effacer lorsque l’intérêt supérieur du continent le commande, voyant dans l’unité la seule voie pour que l’Afrique pèse dans les institutions internationales.

La tribune du Dr Papa Abdoulaye Seck est à lire en intégralité sur le site d’EnQuête+.

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