Le bras de fer entre l’État du Sénégal et la Fédération sénégalaise de football (FSF) autour du contrat de Pape Thiaw prend une nouvelle tournure. Alors que l’instance dirigeante du football sénégalais a renouvelé le bail du technicien pour trois ans, le ministère de la Jeunesse et des Sports a officiellement indiqué qu’il ne prendrait pas en charge sa rémunération, faute d’avoir validé le contrat.
Selon le journal Sud Quotidien, parcouru par Senego, dans une correspondance adressée à la FSF, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djireye Clotilde Coly, dit prendre acte de la décision de la Fédération de poursuivre sa collaboration avec Pape Thiaw, tout en précisant que l’État, en tant que tiers-payeur, n’est pas en mesure d’honorer les engagements financiers liés à ce nouveau contrat.
Un contrat au cœur de la polémique
Selon les informations publiées par Sud Quotidien, Pape Thiaw avait signé, le 22 juin 2026 à New Jersey (États-Unis), un contrat de trois ans avec la FSF, à la veille du match Sénégal-Norvège disputé lors de la Coupe du monde 2026.
Ce contrat prévoirait un salaire mensuel de 30 millions de FCFA, une prime de signature estimée à 120 millions de FCFA, ainsi que 1 % des primes versées par la FIFA au Sénégal. Toutefois, ce document n’aurait jamais reçu l’approbation de l’État, condition jugée indispensable par le ministère pour assurer le paiement des émoluments du sélectionneur.
Une bataille juridique en perspective ?
Le refus du ministère pourrait ouvrir un nouveau front entre les deux parties. Si la FSF considère le contrat comme pleinement valable, certains observateurs estiment au contraire qu’il ne peut produire ses effets sans l’accord préalable de l’État, qui finance les salaires du sélectionneur national.
Le président de la FSF avait d’ailleurs révélé que le contrat comportait une clause de résiliation applicable pour tout motif, assortie d’une indemnité équivalente à huit mois de salaire. Une somme que la Fédération serait disposée à assumer si nécessaire.
Un précédent avec Aliou Cissé
Cette situation rappelle celle vécue en octobre 2025 avec Aliou Cissé. À l’époque, la FSF avait décidé de prolonger le sélectionneur, mais l’État avait refusé d’entériner cette décision, invoquant notamment la non-atteinte des objectifs sportifs, la baisse du Sénégal au classement FIFA et une perte d’adhésion autour de la sélection nationale.
Malgré un bilan marqué par un sacre historique à la CAN 2021, une finale de CAN en 2019 et deux qualifications consécutives à la Coupe du monde, Aliou Cissé n’avait pas obtenu l’aval des autorités pour poursuivre son aventure.
L’affaire rappelle également un autre précédent remontant à 2004. À l’époque, la FSF souhaitait mettre fin aux fonctions de Guy Stéphan après la CAN, mais l’État s’y était opposé en raison du coût élevé de son licenciement. Quelques mois plus tard, à la suite du nul contre le Togo dans les éliminatoires du Mondial 2006, le sélectionneur comme les dirigeants fédéraux avaient finalement quitté leurs fonctions.
Le dossier Pape Thiaw pourrait ainsi raviver les tensions récurrentes entre l’État et la Fédération sur la question de la gouvernance du football sénégalais et du financement du sélectionneur national.

Etat du Sénégal dou fay borr wallahi. Li c’est honteux pour l’état du Sénégal chaque fois c’est comme ça. C’est triste
Manque DE competence ou DE coordination CEST terrible
Tout çà c’est la faute de la fédération et l’anciene ministre khady g diene pour quoi on à peur de dire la vérité elle saboter notre campagne