Avant son limogeage hier par le Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Pape Thiaw dirigeait les Lions à la Coupe du monde 2026 sans contrat signé. Un imbroglio que le secrétaire général de la FSF, Abdoulaye Seydou Sow, a détaillé sur la RTS, pointant des responsabilités partagées entre l’État, la fédération et le technicien.
Le dirigeant a rappelé que l’État prend en charge le salaire du sélectionneur, ce qui soumet la signature à des procédures administratives complexes. L’ancienne ministre des Sports s’était engagée à revaloriser la rémunération de Pape Thiaw, mais les propositions n’ont pas convaincu le technicien. Selon Abdoulaye Seydou Sow, ce dernier « voulait davantage, notamment sur les primes et les indemnités spéciales ». Des informations relayées en juin par le journaliste Ibrahima Mboup dans Kawtef évoquaient une demande de salaire mensuel de 50 millions de francs CFA.
Les lenteurs administratives ont nécessité l’implication directe du président de la République pour que le contrat soit finalement signé. Abdoulaye Seydou Sow a aussi démenti les rumeurs de menace de boycott de l’avion par Pape Thiaw, parlant d’informations apprises dans la presse. Malgré tout, le secrétaire général a admis un « impair » et plaidé pour une clarification des relations État-fédérations, estimant que « celui qui paie commande presque ».
Ces explications interviennent après la décision du COMEX, hier, de se séparer de Pape Thiaw. L’ancien sélectionneur paie ainsi un Mondial décevant et des tensions contractuelles que la FSF juge avoir affecté la préparation. Le Sénégal cherche désormais un nouveau sélectionneur.
