Face à la presse ce lundi, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, est revenu sur le limogeage de Pape Thiaw à la tête de l’équipe nationale après l’élimination des Lions en seizièmes de finale de la Coupe du monde.
Le patron du football sénégalais a évoqué des désaccords entre le sélectionneur et la Fédération, qui auraient affecté le fonctionnement de l’équipe.
« À un moment donné, il y avait un vrai désaccord entre Pape Thiaw et la Fédération, et cela a impacté la sélection. À un certain moment, nous n’avions plus de recours sur ce qu’il faisait », a déclaré Abdoulaye Sow.
Selon lui, la Fédération n’était plus suffisamment informée sur certains choix du staff technique, notamment concernant les compositions d’équipe. « Sur les deux premiers matchs, je voyais les classements comme tout le monde, sur le terrain. Pour moi, c’est extrêmement grave. On ne doit pas nous priver de l’information », a-t-il regretté.
Abdoulaye Fall raconte même avoir effectué une démarche exceptionnelle auprès du sélectionneur pour tenter de rétablir le dialogue.
« Quand j’ai vu que c’était compliqué, je suis parti voir Pape Thiaw dans sa chambre. C’était la première fois que je me déplaçais pour aller voir un entraîneur dans sa chambre, je ne l’ai jamais fait pour un joueur », a-t-il confié.
Le président de la FSF affirme lui avoir lancé un appel au nom de l’intérêt national : « Pape, je suis venu te voir pour l’intérêt du Sénégal et ma conscience envers Dieu. Si tu penses que nous sommes tes ennemis ou que d’autres t’influencent à penser cela, tu as tort. Si tu continues dans une certaine logique, tu vas porter préjudice au pays. »
Pour Abdoulaye Fall, l’absence d’unité entre la Fédération et le staff technique ne pouvait que nuire aux performances des Lions.
« Je sais que si nous ne sommes pas unis, dans la coordination, il sera difficile de faire un bon résultat. Nous faisions tout ensemble. Tu n’as jamais fait de classement sans nous tenir au courant la veille ou l’avant-veille », a-t-il rappelé.
Il estime qu’une rupture de confiance s’est progressivement installée entre les deux parties. « À un moment donné, il y a eu une rupture de confiance entre Pape Thiaw et la Fédération, et cela aussi il faut l’assumer. Il y a des choses qu’il ne nous a peut-être pas dites, mais nous l’avons constaté », a-t-il conclu
