Conseil de sécurité : l’Afrique toujours sans sièges permanents

4.000 employés travaillent déjà au complexe des Nations unies à Nairobi, où Antonio Guterres a aussi relancé, au Kenya, son appel à une réforme du Conseil de sécurité intégrant des sièges permanents pour l’Afrique, un point repris dans les éléments rapportés par IGFM.

Le secrétaire général de l’ONU a d’abord réaffirmé une ligne qu’il défend régulièrement: les institutions mondiales doivent, à ses yeux, refléter le monde actuel et non celui d’il y a 80 ans. Lors d’une conférence de presse, il a parlé d’une « injustice historique » qui persiste en refusant à l’Afrique des sièges permanents au Conseil de sécurité.

Lundi, ce dossier était au menu d’échanges entre des ministres d’une vingtaine de pays africains et les chefs de la diplomatie française et kényane, Jean-Noël Barrot et Musalia Mudavadi. La rencontre se tient dans le cadre d’un sommet Afrique-France lancé à Nairobi, la capitale kényane.

Sur la possibilité d’aboutir à une réforme dans un délai réaliste, Antonio Guterres a reconnu que ce serait « difficile ». Le blocage, tel qu’exposé dans la source, tient au fait qu’une telle évolution supposerait que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — acceptent de limiter leur propre pouvoir de veto.

Le patron de l’ONU a toutefois cité des mesures qu’il juge aller dans la bonne direction, en évoquant lesïforts du Royaume-Uni et de la France pour limiter l’usage du droit de veto dans des situations extrêmes, comme un génocide. Il a aussi insisté sur la nécessité d’un Conseil de sécurité « efficace », en liant cette exigence aux fractures géopolitiques actuelles et à la difficulté croissante de garantir la paix et la sécurité.

Son déplacement au Kenya suit en parallèle un autre objectif: inaugurer des bâtiments et lancer les travaux d’une extension du complexe onusien de Nairobi. Ce site doit accueillir certains collègues actuellement basés à New York et à Genève. Antonio Guterres a défendu ce choix en expliquant que Nairobi coûte moins cher, alors que les travaux sont estimés par l’ONU à 340 millions de dollars, soit environ 290 millions d’euros. La source rappelle enfin que les États-Unis ont fortement réduit leurs contributions à l’ONU sous la présidence de Donald Trump, surtout pour l’aide humanitaire, avec la menace de nouvelles coupes pour réduire les coûts.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire