Lors de la Nuit de l’intégration régionale à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), les étudiants ont plaidé pour une CEDEAO davantage tournée vers les citoyens, en particulier les jeunes. Prenant la parole, le président du Club CEDEAO/UASZ, Amath Ndao, a estimé que l’organisation ne devait pas être perçue comme une simple union d’États, mais comme une communauté de peuples partageant une histoire et un destin communs.
Cette rencontre culturelle s’est muée en un cadre de réflexion sur le rôle que peut jouer la jeunesse dans la construction d’une Afrique de l’Ouest unie. Amath Ndao a appelé à faire des étudiants une force de proposition face aux défis de la paix, de l’emploi ou de la mobilité, en misant sur le dialogue et l’innovation. Cet engagement s’inscrit dans un activisme plus large : en février, les pensionnaires de l’UASZ avaient déjà mené 48 heures de mobilisation contre un projet de réforme qui menaçait, selon eux, le décret 2014-963 garantissant les bourses du supérieur.
Le responsable a aussi évoqué la volonté de faire de l’UASZ un véritable laboratoire de l’intégration régionale, en sensibilisant aux enjeux de la citoyenneté ouest-africaine. Selon les informations rapportées par dakaractu, Amath Ndao a insisté sur la nécessité de renforcer le leadership des jeunes et de transformer les frontières en passerelles plutôt qu’en barrières entre les peuples.
