La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a déployé, ce samedi, une initiative d’envergure dans la région de Ziguinchor. Au-delà de ses prérogatives techniques habituelles, l’entreprise publique a investi le champ de l’éducation inclusive à travers son Programme d’appui au développement des énergies renouvelables pour l’accès universel (PADERAU). Une opération qui cible une frange bien précise de la communauté scolaire locale, souvent confrontée à des défis d’apprentissage majeurs.
L’intervention de la Senelec s’est matérialisée par la remise de près de 400 kits scolaires destinés à quatre établissements de la région. La particularité de ce don réside dans la nature des bénéficiaires : il s’agit essentiellement d’élèves vivant avec des déficiences visuelles et auditives. Le matériel pédagogique fourni a été spécialement adapté pour répondre aux besoins de ces enfants, visant à améliorer concrètement leurs conditions d’apprentissage et leur inclusion dans le système éducatif classique.
Cette action s’inscrit dans une démarche globale portée par le PADERAU. Ce programme, soutenu par des partenaires internationaux tels que l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement et l’Agence française de développement, ne se limite pas à l’ambition nationale d’un accès universel à l’électricité d’ici 2029. Il intègre un volet social fort, permettant à la Senelec d’étendre son impact au-delà de la fourniture d’énergie.
Lors de la cérémonie de remise, Ibrahima Guèye, chef du service environnement, prévention et sécurité de la Senelec, a souligné la dimension citoyenne de l’opération. Selon les propos relayés par Emedia, il a qualifié ce geste d’engagement sociétal visant à accompagner des élèves qui font preuve de détermination malgré leur handicap.
L’entreprise ne compte pas s’arrêter à la distribution de matériel. Répondant aux doléances des responsables scolaires, la Senelec a annoncé des interventions prochaines pour l’électrification de certaines salles de classe. Une promesse accueillie favorablement par Jean-Marie Diémé, directeur de l’école élémentaire « Lieutenant Badara Diallo », qui voit dans cette démarche une attention réelle portée aux couches les plus vulnérables de la population scolaire.