Boubacar Camara loue Sonko, une contradiction avec le diagnostic officiel

Alors que le gouvernement veut restaurer la crédibilité du Sénégal et rassurer ses partenaires financiers, l’éloge de Boubacar Camara envers Ousmane Sonko crée un décalage avec le diagnostic officiel sur la période 2024-2026.

Lors du Conseil des ministres du 11 septembre 2026, le président de la République a appelé à une équipe forte, solidaire et engagée dans sa vision. Cette orientation intervient après la reprise des discussions avec le FMI, dans un contexte marqué par une dette publique évaluée à 132 % du PIB, un déficit de 13,7 % en 2024 puis de 6,4 % en 2025, ainsi qu’une croissance hors hydrocarbures limitée à 2,2 % en 2025.

La déclaration de l’ancien Secrétaire général du Gouvernement, qui a qualifié Ousmane Sonko d’« excellent » Premier ministre, est au cœur de l’analyse publiée par Rewmi. Elle est confrontée aux indicateurs présentés par les autorités et les institutions financières internationales, ainsi qu’au récit de correction porté par l’exécutif.

La contradiction soulevée est politique et institutionnelle : si le diagnostic gouvernemental sur la dégradation des équilibres économiques est exact, l’appréciation positive du bilan devient difficile à soutenir. Si cette appréciation est fondée, elle conteste alors le récit officiel de l’action menée pour corriger les déséquilibres.

Cette tension concerne aussi la cohérence collective de l’équipe au pouvoir. Les marchés financiers, les investisseurs, les agences de notation et les partenaires internationaux observent les indicateurs, mais aussi les positions publiques des responsables. Des lectures contradictoires de l’histoire récente peuvent fragiliser le message adressé aux partenaires du Sénégal.

La question posée porte donc sur les résultats mesurables entre avril 2024 et mai 2026, plutôt que sur les seuls qualificatifs politiques. Elle rejoint l’exigence présidentielle d’une équipe solidaire, disciplinée et alignée sur une vision commune.

En 2026, le ministre Cheikh Diba a indiqué que les intérêts de la dette mobiliseraient 25 % des recettes de l’État.

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2 commentaires

  1. Kamara doit quitter le gouvernement il croit pas a la vision de Diomaye je crois qu’il veut être limogé voilà ma conviction même s’il croit selon lui que Sonko a bien travaillé il devrait le garder pour lui je vois pas l’intérêt qu’il a pour dire cela

  2. Vous savez, il y’a des messieurs qui ne craignent pas d’être limogés. Camara est de ceux-là. Il a assez de biens pour s’inquiéter d’un décret de limogeage de Diom’s. Et sa compétence ne souffre d’aucun doute. Demandez au Bénin!

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