Le ministre de l’Enseignement supérieur et président de Tabax-Construire, Boubacar Camara, porte un regard résolument positif sur le passage d’Ousmane Sonko à la Primature. Le chef de Pastef à la Primature, M. Camara lui décerne un satisfecit XXL
Membre de la mouvance présidentielle et ancien collaborateur du chef du gouvernement, il estime que Ousmane Sonko a été « excellent » dans ses fonctions, tout en considérant que les divergences apparues avec le président Bassirou Diomaye Faye restent secondaires face à leur projet politique commun.
Interrogé sur le bilan d’Ousmane Sonko à la tête du gouvernement, Boubacar Camara ne tergiverse pas. « Il a été très bon, excellent. Ousmane Sonko a été excellent à la Primature, je l’assume. J’ai travaillé avec lui », affirme-t-il mercredi sur Rfm matin.
« C’est le président de la République qui décide »
Sur la rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, le ministre rappelle les prérogatives constitutionnelles du chef de l’État. Selon lui, il revient au président de la République de déterminer celui qui doit conduire la politique du pays et d’assumer les conséquences de ses choix.
« C’est le président de la République qui a été élu. Quelles que soient les conditions dans lesquelles le président a été élu, c’est lui qui décide, à un moment donné, qui désigner pour conduire la politique du Sénégal. C’est lui qui doit rendre compte », soutient Boubacar Camara.
Dans cette logique, il estime que la décision de se séparer de Sonko pouvait se justifier au regard des circonstances. « S’il juge nécessaire, dans les conditions où il était, qu’il se sépare de Sonko, c’est la meilleure solution », tranche-t-il.
Les divergences « secondaires » face à l’agenda commun
Pour autant, Boubacar Camara refuse de réduire la dynamique actuelle du pouvoir à une opposition entre les deux figures de l’exécutif. Il relativise les divergences entre Diomaye Faye et Sonko, qu’il juge moins importantes que les objectifs qui continuent, selon lui, de fédérer la mouvance présidentielle.
« Ce que je crois des divergences entre Ousmane Sonko et Diomaye Faye, c’est secondaire par rapport à ce qui les unit », déclare-t-il.
Le ministre insiste notamment sur la continuité du projet politique porté par le pouvoir. « Aujourd’hui, ce qui nous unit au gouvernement, c’est la réalisation de l’Agenda national de transformation, et il n’y a aucune divergence », assure-t-il, tout en reconnaissant l’existence possible de différences dans la manière de gouverner : « Il peut y avoir divergence de méthode, de comportement ».

« Ce que je crois des divergences entre Ousmane Sonko et Diomaye Faye, c’est secondaire par rapport à ce qui les unit »… plus rien de les unis Boubacar, tu veux faire l’équilibriste mais le mal est trop profond… Diomaye s’attaque et emprisonne maintenant les gens qui se sont battus pour qu’il arrive au pouvoir… Diomaye déteste les gens qui aime Sonko maintenant…