Les efforts diplomatiques s’intensifient pour éviter une reprise de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Alors qu’un second cycle de négociations se prépare, le Pakistan déploie une intense activité régionale pour maintenir la fragile trêve en vigueur.
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a confirmé jeudi que Washington et Téhéran poursuivaient leurs échanges via Islamabad pour organiser une nouvelle rencontre. Toutefois, selon les informations rapportées par Al Jazeera, aucune date n’a encore été fixée pour ces pourparlers visant à clore près de sept semaines de conflit. Le porte-parole de la diplomatie pakistanaise, Tahir Andrabi, a souligné que le dossier nucléaire figurait toujours parmi les sujets prioritaires des discussions.
Pour consolider ce processus, les dirigeants pakistanais effectuent une tournée internationale. Le Premier ministre Shehbaz Sharif s’est rendu à Doha et se dirige vers Antalya, après une étape en Arabie saoudite. Parallèlement, le chef des forces de défense pakistanaises, Asim Munir, s’est rendu à Téhéran. L’ambassadeur iranien au Pakistan a d’ailleurs réitéré que la République islamique refusait de tenir ces pourparlers dans un autre pays que le Pakistan.
Sur le terrain, la tension reste palpable à l’approche de l’expiration du cessez-le-feu, prévue le 22 avril. Le détroit d’Ormuz demeure entravé par l’Iran, tandis que les États-Unis ont instauré lundi leur propre blocus naval. Le commandement central américain a indiqué avoir refoulé neuf navires commerciaux en direction des ports iraniens à la date de mercredi.
L’autre défi majeur des pourparlers concerne le Liban. L’Iran exige que la situation libanaise soit intégrée à tout accord global, dénonçant les frappes israéliennes qui ont fait plus de 2 000 morts. Si Washington souhaite séparer les deux dossiers, l’administration américaine a néanmoins organisé le 14 avril une rencontre trilatérale inédite depuis 1993 réunissant les ambassadeurs d’Israël et du Liban, sous l’égide du secrétaire d’État Marco Rubio. De son côté, le président Donald Trump a affiché un optimisme mesuré quant à une reprise rapide des discussions, maintenant son cap diplomatique malgré le maintien de la pression militaire maximale.